C’était à la radio les 21 & 22 mai: la « web curation » avec Scoop.it, et les montres d’occasion sur Cresus.fr

Publié le Mis à jour le


Direction Toulouse, où vous pouvez écouter BFM Business sur le 107.2. Marc Rougier bonjour, il y a un peu plus de 2 ans vous lanciez la plateforme Goojet, qui offrait, bien avant la marque à la pomme, des applis mobiles qui se connectaient à internet. Vous vous lancez aujourd’hui dans l’univers de la curation. Quel a été le déclic ?

Le principe de Goojet est déjà de trier, de thématiser les infos qu’on rend disponibles sur le téléphone mobile car c’est une plateforme moins pratique pour surfer qu’un ordinateur. Cette façon de catégoriser l’information correspond aujourd’hui à une nouvelle tendance : la curation. C’est un mot venu des Etats-Unis, et qui fait référence au « museum curator », le commissaire d’exposition en français, qui sélectionne les pièces en vue d’une exposition, et les mets en valeur.

Certes, le terme de curation n’est pas très joli, mais il a une racine latine, qui signifie « prendre soin de », ce qui est plutôt charmant !

En quoi consiste exactement cette curation ?

Avec Scoop.it, nous avons voulu permettre à tout un chacun de créer son propre thème par l’agrégation de contenu. La curation devient de plus en plus importante car elle propose une 3ème façon de chercher du contenu sur le web.

Jusqu’ici, la 1ère façon passait par l’utilisation des moteurs de recherche, et la 2ème par le partage des infos entre êtres humains via les réseaux sociaux.

La curation propose une nouvelle façon de trouver l’information, par le sens, la valeur qu’elle a.

Donc ce ne sont pas des robots qui font le tri, mais des êtres humains ?

Oui, aidés par des outils. La curation est avant tout un espace d’expression. Tenir un blog prend beaucoup de temps, et demande un savoir-faire qu’on n’a pas nécessairement ? La curation permet une autre optique : celle de l’édition. On n’écrit pas ses propres articles, mais on agrège le meilleur d’internet sur un sujet précis (la cuisine italienne, le vin, les logiciels gratuits, etc.) et on le partage. Ce qui donne un magazine qualitatif, fait par un être humain, qui souhaite partager sa passion.

Scoop.it est encore en version bêta, la version définitive sera disponible en septembre.

La plateforme vous offre 3 outils :

– Un moteur de suggestion, qui fait pour vous de la veille sur internet, fouille Google, Twitter, Digg, etc. et en ressort le contenu approprié

– Un moyen simple de sélectionner ce qui vous intéresse, en un clic, qui ouvre une fenêtre d’édition, vous permettant de changer la photo, le titre, d’ajouter un clin d’œil, etc.

– Un outil de partage: vous possédez alors un URL, par exemple, scoop.it/leviolonparjeandupont, ce qui permet, dans le même acte de curation, de partager vos recherche sur les autres médias sociaux

Plus 2/3 de nos clients utilisent Scoop.it pour un usage professionnel. Un grand nombre d’entreprises ont besoin de produire un contenu qualitatif. Nous allons donc bientôt offrir une version premium, payante, pour les entreprises.

A noter que nous respectons entièrement le noble travail des créateurs de contenu, la source des articles étant toujours citée. De plus, on n’a pas l’intégralité des articles mais juste quelques lignes mais un renvoi vers la page source.

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+ 35% en un an, belle performance pour une entreprise lyonnaise spécialisée horlogerie-bijouterie, Cresus. Bonjour Christian Odin, quelle est votre activité exactement, et comment a-t-elle démarré ?

Nous sommes spécialisés en horlogerie-bijouterie de 2nde main. L’idée d’origine était tout simplement que ce qui était inutile chez l’un pouvait être recherché par l’autre, ce qui existait assez peu y’a plus de 15 ans, lors de la création de mon commerce.

Nous proposons aux clients des montres plutôt haut de gamme à des tarifs éloignés du neuf et à des conditions d’achat, de sécurité et de conditionnement proches du neuf.

Nous nous approvisionnons surtout auprès des particuliers, parfois auprès de professionnels, avec des fonds de stock ou des références obsolètes.

Et nous revendons ensuite via notre site web et via nos trois boutiques physiques situées à Paris, Lyon et Cannes. Dernièrement, nous avons mis en place un système qui permet à nos clients de faire migrer une montre de Paris sur la Côte d’azur en 3 jours.

La crise vous a-t-elle donné un petit coup de pouce ?

Oui clairement, nous constituons la 1ère forme d’accessibilité au luxe. Il y a une quinzaine d’années, l’achat d’occasion était considéré comme ringard, aujourd’hui il est vu comme un bon plan, les consommateurs sont plus malins, plus avertis.

Dans la majorité des cas, les gens viennent pour faire reprendre leur montre lors d’un autre achat. Ils ne paient alors que la différence.

Comment redonner une 2ème vie à une montre ?

Nous les envoyons dans les ateliers de leur fabricant pour faire identifier les composants, vérifier que le mouvement et la boîte soient cohérents. Toutes les montres sont repolies, le bracelet est changé s’il est en peau, la qualité de présentation est proche du neuf.

En 2010, votre CA a été de plus de 7 millions, ce qui équivaut à une croissance de plus de 35 %. Comment s’explique ce succès ? Par la complémentarité des canaux, j’imagine, et aussi ?

Nous avons une offre beaucoup plus large que les bijouteries traditionnelles : nous offrons la livraison gratuite, de bonnes affaires sur le net, une authenticité et une traçabilité parfaite.

Et votre potentiel de croissance est important puisque vous avez rejoint Oséo excellence. Vous envisagez une plateforme Smartphone ?

Nous sommes déjà présents avec une version allégée du site, crésus.mobi et une appli I-phone est en gestation.

En 1993, j’étais un commerçant traditionnel et si on m’avait dit que j’allais vendre 300 montres par mois avec un panier moyen d’achat de 3000 euros, je ne l’aurais pas cru ! Aujourd’hui, nous serons bientôt 20 personnes dont 5 dédiées uniquement au site web.

Vous êtes donc l’exemple même de la réussite par la multiplication des canaux de diffusion et de l’exploitation des usages des nouvelles technologies. Avez déjà trouvé des perles ?

Chez nos clients parfois, oui. Récemment, dans un atelier suisse, on a trouvé une caisse en bois, commandées par une manufacture à ce sous- traitant. Elles sont restées 50 ans dans cette caisse car la commande n’a jamais été honorée.

http://www.goojet.com

http://www.scoop.it

http://www.cresus.fr

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