Résumés Business Club de France

Les horaires

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Paris Business Club En direct du lundi au jeudi de 21h à 22hsur BFM BUSINESS Radio et TV (canal 24 TNT en Ile de France).

Le week end :

Paris Business Club du lundi est rediffusé : sam 9h10 – 22H et dim 15h50

Paris Business Club du mardi est rediffusé : sam 14h30 – dim 10h30

Paris Business Club du mercredi est rediffusé : sam 16h20 – dim  8h30

Paris Business Club du jeudi est rediffusé : sam 17h50 – dim  7h00

Et

UNIQUEMENT À LA RADIO : BUSINESS CLUB DE FRANCE (SAM 22H ET DIM 15H)

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C’était à la radio les 21 & 22 mai: la « web curation » avec Scoop.it, et les montres d’occasion sur Cresus.fr

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Direction Toulouse, où vous pouvez écouter BFM Business sur le 107.2. Marc Rougier bonjour, il y a un peu plus de 2 ans vous lanciez la plateforme Goojet, qui offrait, bien avant la marque à la pomme, des applis mobiles qui se connectaient à internet. Vous vous lancez aujourd’hui dans l’univers de la curation. Quel a été le déclic ?

Le principe de Goojet est déjà de trier, de thématiser les infos qu’on rend disponibles sur le téléphone mobile car c’est une plateforme moins pratique pour surfer qu’un ordinateur. Cette façon de catégoriser l’information correspond aujourd’hui à une nouvelle tendance : la curation. C’est un mot venu des Etats-Unis, et qui fait référence au « museum curator », le commissaire d’exposition en français, qui sélectionne les pièces en vue d’une exposition, et les mets en valeur.

Certes, le terme de curation n’est pas très joli, mais il a une racine latine, qui signifie « prendre soin de », ce qui est plutôt charmant !

En quoi consiste exactement cette curation ?

Avec Scoop.it, nous avons voulu permettre à tout un chacun de créer son propre thème par l’agrégation de contenu. La curation devient de plus en plus importante car elle propose une 3ème façon de chercher du contenu sur le web.

Jusqu’ici, la 1ère façon passait par l’utilisation des moteurs de recherche, et la 2ème par le partage des infos entre êtres humains via les réseaux sociaux.

La curation propose une nouvelle façon de trouver l’information, par le sens, la valeur qu’elle a.

Donc ce ne sont pas des robots qui font le tri, mais des êtres humains ?

Oui, aidés par des outils. La curation est avant tout un espace d’expression. Tenir un blog prend beaucoup de temps, et demande un savoir-faire qu’on n’a pas nécessairement ? La curation permet une autre optique : celle de l’édition. On n’écrit pas ses propres articles, mais on agrège le meilleur d’internet sur un sujet précis (la cuisine italienne, le vin, les logiciels gratuits, etc.) et on le partage. Ce qui donne un magazine qualitatif, fait par un être humain, qui souhaite partager sa passion.

Scoop.it est encore en version bêta, la version définitive sera disponible en septembre.

La plateforme vous offre 3 outils :

– Un moteur de suggestion, qui fait pour vous de la veille sur internet, fouille Google, Twitter, Digg, etc. et en ressort le contenu approprié

– Un moyen simple de sélectionner ce qui vous intéresse, en un clic, qui ouvre une fenêtre d’édition, vous permettant de changer la photo, le titre, d’ajouter un clin d’œil, etc.

– Un outil de partage: vous possédez alors un URL, par exemple, scoop.it/leviolonparjeandupont, ce qui permet, dans le même acte de curation, de partager vos recherche sur les autres médias sociaux

Plus 2/3 de nos clients utilisent Scoop.it pour un usage professionnel. Un grand nombre d’entreprises ont besoin de produire un contenu qualitatif. Nous allons donc bientôt offrir une version premium, payante, pour les entreprises.

A noter que nous respectons entièrement le noble travail des créateurs de contenu, la source des articles étant toujours citée. De plus, on n’a pas l’intégralité des articles mais juste quelques lignes mais un renvoi vers la page source.

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+ 35% en un an, belle performance pour une entreprise lyonnaise spécialisée horlogerie-bijouterie, Cresus. Bonjour Christian Odin, quelle est votre activité exactement, et comment a-t-elle démarré ?

Nous sommes spécialisés en horlogerie-bijouterie de 2nde main. L’idée d’origine était tout simplement que ce qui était inutile chez l’un pouvait être recherché par l’autre, ce qui existait assez peu y’a plus de 15 ans, lors de la création de mon commerce.

Nous proposons aux clients des montres plutôt haut de gamme à des tarifs éloignés du neuf et à des conditions d’achat, de sécurité et de conditionnement proches du neuf.

Nous nous approvisionnons surtout auprès des particuliers, parfois auprès de professionnels, avec des fonds de stock ou des références obsolètes.

Et nous revendons ensuite via notre site web et via nos trois boutiques physiques situées à Paris, Lyon et Cannes. Dernièrement, nous avons mis en place un système qui permet à nos clients de faire migrer une montre de Paris sur la Côte d’azur en 3 jours.

La crise vous a-t-elle donné un petit coup de pouce ?

Oui clairement, nous constituons la 1ère forme d’accessibilité au luxe. Il y a une quinzaine d’années, l’achat d’occasion était considéré comme ringard, aujourd’hui il est vu comme un bon plan, les consommateurs sont plus malins, plus avertis.

Dans la majorité des cas, les gens viennent pour faire reprendre leur montre lors d’un autre achat. Ils ne paient alors que la différence.

Comment redonner une 2ème vie à une montre ?

Nous les envoyons dans les ateliers de leur fabricant pour faire identifier les composants, vérifier que le mouvement et la boîte soient cohérents. Toutes les montres sont repolies, le bracelet est changé s’il est en peau, la qualité de présentation est proche du neuf.

En 2010, votre CA a été de plus de 7 millions, ce qui équivaut à une croissance de plus de 35 %. Comment s’explique ce succès ? Par la complémentarité des canaux, j’imagine, et aussi ?

Nous avons une offre beaucoup plus large que les bijouteries traditionnelles : nous offrons la livraison gratuite, de bonnes affaires sur le net, une authenticité et une traçabilité parfaite.

Et votre potentiel de croissance est important puisque vous avez rejoint Oséo excellence. Vous envisagez une plateforme Smartphone ?

Nous sommes déjà présents avec une version allégée du site, crésus.mobi et une appli I-phone est en gestation.

En 1993, j’étais un commerçant traditionnel et si on m’avait dit que j’allais vendre 300 montres par mois avec un panier moyen d’achat de 3000 euros, je ne l’aurais pas cru ! Aujourd’hui, nous serons bientôt 20 personnes dont 5 dédiées uniquement au site web.

Vous êtes donc l’exemple même de la réussite par la multiplication des canaux de diffusion et de l’exploitation des usages des nouvelles technologies. Avez déjà trouvé des perles ?

Chez nos clients parfois, oui. Récemment, dans un atelier suisse, on a trouvé une caisse en bois, commandées par une manufacture à ce sous- traitant. Elles sont restées 50 ans dans cette caisse car la commande n’a jamais été honorée.

http://www.goojet.com

http://www.scoop.it

http://www.cresus.fr

14 & 15 mai: résumé de l’émission Business club de France

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Direction Montpellier aujourd’hui, pour rencontrer Jonathan Vidor, qui n’avait que 22 ans lorsqu’il a décidé de créer sa propre entreprise, JVWeb, agence de webmarketing spécialisée dans le « search marketing ». En quoi consiste exactement votre activité ?

Le search marketing consiste à gérer l’insertion de liens sponsorisés apparaissant lorsqu’on ouvre une fenêtre Google. Le but est d’être visible, avec l’annonce la plus « sexy » en fonction de la cible, et de maximiser la présence de la marque. Le ROI se concrétise dans les 24h.

Nous sommes aussi une des seules sociétés françaises à pratiquer le keywording, qui représente 50% de notre activité. On achète les mots-clés dont on a besoin pour nos clients, qui paie par un pourcentage sur le chiffre d’affaires réalisé grâce à nos services. La publicité est toujours achetée en fonds propres par JVWEB.

Nous faisons partie des 3 leaders en Europe à être spécialisés dans ce domaine, avec plus de 3 millions d’euros d’achats par an.


Qui sont vos clients ?

Sony, Dell, un grand parc attraction de la région parisienne, Yves rocher. L’essentiel de nos clients sont des TPE et PME.

Dès la 1ère année d’existence de la société, vous avez fait 150 000 euros de chiffre d’affaires, et aujourd’hui vous en êtes à 4 millions, comment expliquez-vous ce succès ?

Le marché a progressé rapidement, nous l’avons suivi, et, d’autre part, nous nous basons sur une expertise technique et non uniquement commerciale. On connaît bien la technique car on achète les publicités pour notre fonds propre, ce qui a fait notre réputation de spécialiste dans le domaine, avant tout par bouche à oreille.

Vous venez d’intégrer Oseo Excellence, club des 2000 entreprises qui ont un avenir très prometteur. Quels sont vos projets ?

Nous allons embaucher de nouveaux collaborateurs et augmenter notre présence sur le marché. Pour cela, nous allons recruter commerciaux, participer à des événements, des conférences. Jusqu’ici, nous ne l’avions pas fait car ça n’avait pas été nécessaire à notre croissance.

Nous construisons actuellement un bâtiment de 1000 m2 à Montpellier. Le fait être à Montpellier n’est pas un frein, et nous avons en plus un bureau à Paris pour être en contact quotidien avec les clients qui le nécessitent.

Nous sommes actuellement 24 et notre but est de doubler nos effectifs d’ici 3 ans et d’atteindre 7 à 8 millions euros de chiffre d’affaires.

On étudie actuellement comment maximiser la publicité sur le mobile, car Google estime qu’en 2014, il y aura plus de recherches internet faites à partir de mobiles que de PC.

Vous avez un parcours atypique, vous êtes autodidacte, vous avez 29 ans aujourd’hui : quel a été le déclic pour vous lancer dans cette aventure d’entrepreneur ?

A l’origine, j’ai créé ma page perso pour y mettre des infos sur les téléphones portables et des petites blagues (à l’époque j’étais mineur) et une régie m’a contacté pour me proposer de rentabiliser ça. J’ai ensuite constaté que j’en tirais un peu d’argent et que mon site était bien placé sur Altavista, à l’époque. J’ai donc eu l’idée de créer des pages spéciales pour me classer sur des mots à fort trafic comme « rencontre » et donc augmenter mes petits revenus.

J’étais alors en DUT de Télécom et j’ai donc délaissé mes études pour me consacrer entièrement au business qui prenait de plus en plus de place dans ma vie.

Avez-vous trouvé difficile de vous lancer en affaires ? On dit en général que les relations avec les banques sont difficiles, que les charges sont trop lourdes ?

Au départ, comme je travaillais de chez moi, je n’avais pas de mise de départ et comme la société a été rentable dès le premier mois, tout s’est bien passé avec les banques.

On a douté de vos capacités à gérer une entreprise à cause du fait que vous étiez autodidacte ?

Les banquiers ont eu quelques réticences au début, qui sont vite passées à partir de 2007 quand mon équipe est passée à 7 personnes, avec un CA de plus d’1 million d’euros. Mais avant, on me voyait comme un étudiant dont l’activité était basée sur une niche, qui profitait du système mais risquait de s’écrouler d’un jour à l’autre.

Que diriez-vous à ceux qui veulent se lancer ?

Je leur dirais de ne pas hésiter, mais d’être bien conseillé sur toutes les aides qui existent. Le statut d’auto-entrepreneur permet aussi de se lancer sans prendre trop de risques.

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Direction Marseille à présent, où vous pouvez écouter BFM Business sur le 93.8. Stéphane Brosia, vous avez mis au point un produit révolutionnaire, Okool, pour le nettoyage de piscines. Comment a démarré cette aventure ?

J’étais tout simplement dans ma piscine en train de pester contre la difficulté que j’avais à nettoyer mon bassin, me disant qu’il allait falloir que je trouve quelque chose pour nettoyer la ligne d’eau (démarcation entre l’air et l’eau), car les produits existants ne sont pas assez performants.

J’ai alors découvert certaines propriétés liées à argile, moi qui ne connaissais pas du tout le secteur, ayant fait toute ma carrière dans le domaine de l’informatique et des télécoms. J’ai alors décidé d’écrire un cahier des charges pour fabriquer mon propre produit. J’ai ensuite rencontré les représentants d’un laboratoire spécialisé dans la fabrication de produits cosmétiques, le patron s’est pris d’amitié pour moi et on a pris le pari de mettre au point ensemble un produit cosmétique pour les piscines.

Et vous vous êtes aperçu que le kaolin mélangé à de la bentonite et un peu de savon de Marseille avait un effet magique ?

C’est un peu ça : le produit a été élaboré après 3 ans de R et D et terminé par le dépôt d’un brevet qui protège l’association du kaolin et de la bentonite. En général, les produits de nettoyage pour piscines sont nocifs et corrosifs, il faut donc sortir de l’eau pour les utiliser. OKool a une innocuité totale pour la nature, l’être humain, l’eau.

OKool est vendu en tube, sous forme de crème, et distribué dans les grandes surfaces de la région de Marseille. Nous avons aussi un contrat de distribution avec les centrales d’achat Leclerc, et avec cinq grossistes du domaine des piscines.

On peut étendre les propriétés du produit au nettoyage des bateaux, véhicules ?

Effectivement, grâce à notre brevet on peut décliner notre produit sur le marché du nautisme, pour nettoyer les coques, ponts, les plexiglas, les éléments en alu, etc. C’est un produit écolo qui ne mousse pas et ne salit pas les eaux des ports.

On pourrait aussi l’utiliser dans le domaine automobile, pour les jantes, dans le domaine de l’entretien intérieur des maisons, pour nettoyer les encadrements de baies vitrées en alu ou en pvc, les inserts de cheminées, etc.

Ce produit a totalement changé votre vie, qu’est-ce-qui vous a poussé à faire table rase de la vie que vous meniez avant ?

J’ai toujours eu l’esprit très curieux, je prends beaucoup de plaisir à construire et à bâtir, je n’aime pas la monotonie professionnelle.

Vous êtes tout seul pour l’instant dans cette entreprise?

Oui, mais plus pour très longtemps je l’espère, car je vais recruter (des ingénieurs commerciaux et d’affaires et un peu de staff marketing et administratif) pour structurer tout ça, ce qui nécessite d’ailleurs un appel de fonds, Je suis dans une démarche d’ouverture du capital bien que je sois déjà assez soutenu par les banques.

Vers quoi voulez-vous orienter votre entreprise ?

Mon projet s’articule en 2 temps : le premier est de devenir un acteur incontournable du produit de nettoyage pour piscine en Europe, et ça je le vis déjà en ce moment. Puis, dans un deuxième temps, je souhaite dupliquer ce succès sur le marché du nautisme car les matières à nettoyer sont assez identiques. Et puis sur d’autres marchés, en formant des accords de licence avec des spécialistes des secteurs de l’industrie navale, automobile, de la détergence de maison.

http://www.jvweb.fr

http://www.okool.fr

C’était à la radio les 9 & 10 avril: Déinove, le Parapactum et la Tarte Tropézienne

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Jacques Biton vous êtes le Directeur Général de Déinove. A l’origine votre entreprise fait de la recherche sur les biocarburants, mais depuis peu vous vous intéressez aux antibiotiques, à partir de bactéries appelées déinocoques. Que sont ces bactéries ?

Déinove est une jeune société innovante en biologie. Nous basons nos recherches sur une bactérie appelée déinocoque, organisme vivant le plus vieux sur terre : il est âgé de 4 milliards d’années. Pour donner une idée, la planète est âgée de 5 milliards années et l’homme de 200 millions seulement. Elle a réussi à traverser toutes ces années en s’adaptant et sa principale adaptation réside dans son extrême capacité de résistance, entre autres à la radioactivité, aux milieux très acides, toxiques. Elle n’est pas dangereuse du tout pour l’homme. Elle s’est adaptée pour pouvoir assimiler la biomasse : déchets végétaux, enveloppes des graines, etc.

En 2006, Miroslav Radman, chercheur, a découvert le mécanisme qui permet à cette bactérie de résister. Avec le Dr Pouletty, il fonde Déinove fin 2006 pour travailler sur les potentiels de la bactérie. Aujourd’hui, la société compte presque 30 personnes pour 10 brevets mondiaux, ell est cotée sur Alternext et nous avons sécurisé 12 millions d’euros pour faire nos travaux.

Où trouve-t-on les déinocoques ?

Nous avons mis au point un procédé pour aller les sélectionner dans la nature, en France et dans les Dom Tom. Avant que Déinove commence son activité, on en dénombrait officiellement 25 espèces. Actuellement on en a découvert plus de 7000 différentes. Chacune d’entre elles a des fonctionnalités différentes.

A quoi peuvent-elles servir ?

Elles sont capables de dégrader la biomasse et donc de faire des biocarburants, des produits pour la chimie verte (pour remplacer les produits dérivés du pétrole), et des antibiotiques. Nous sommes positionnés sur ces 3 marchés.

Qu’est-ce-qui fait que ces antibiotiques seraient meilleurs ?

Près de 80 % des antibiotiques proviennent de bactéries. En effet, pour se défendre des agressions d’autres bactéries, une bactérie produit des molécules, que l’humain a récupérées pour, à son tour, se défendre de certaines bactéries. Les déinocoques sont très proches des familles de bactéries dans lesquelles on a trouvé les meilleurs antibiotiques sur le marché aujourd’hui. Nous manquons actuellement d’antibiotiques, en particulier pour traiter les infections nosocomiales.

Notre but est donc d’explorer ces bactéries complètement neuves et de déterminer si elles produisent des antibiotiques. Nous avons constitué un comité d’experts avec 2 experts académiques et deux personnes de l’industrie, qui ont confirmé la pertinence de notre approche.

Pour protéger notre savoir-faire, nous avons enregistré plusieurs brevets qui protègent la manière d’aller chercher les bactéries, de les sélectionner et de les optimiser génétiquement. Une copie de chacune de nos bactéries est à Montpellier et dans un laboratoire sécurisé à Lyon.

De telles recherches impliquent temps et argent, comment faites-vous pour trouver un équilibre financier ?

Nous avons externalisé une partie des études, reçu un fort soutien financier de fonds européens, ministériels, d’Oséo, et de la région Languedoc-Roussillon : c’est-à-dire un fort soutien public car les antibiotiques sont un problème de santé publique.

Notre but n’est pas aller jusqu’au marché, mais de démontrer que la molécule est active, de faire des études de toxicité, et ensuite, soit de continuer le développement, soit de céder la licence exclusive à une société qui a les moyens financiers et la structure nécessaires.

D’ici 2 ans, il faut qu’on ait une idée précise de l’aboutissement de nos recherches et qu’on décide alors de ce que nous allons faire : continuer seul ou céder notre licence.

Parlons de biocarburant maintenant ! De quoi s’agit-il ?

Le bioéthanol est produit à partir d’une matière première exclusivement alimentaire (maïs, canne à sucre, betterave, blé, manioc), par l’action de levure de boulanger transformant l’amidon que contiennent ces aliments en éthanol. Actuellement, en France, on ne trouve d’ailleurs plus un seul litre d’essence qui ne contienne pas un peu de bioéthanol. Les usines fabricant ce carburant sont déjà bien en place, et le marché existe, il représente 38 milliards de dollars par an.

Le challenge de Déinove consiste donc à travailler avec les industriels pour remplacer le procédé actuel à base de levure, par des déinocoques. L’atout supplémentaire des déinocoques est qu’elles dégradent davantage que l’amidon des aliments : le rendement est donc meilleur, et les déchets moindres.

Nous procédons actuellement à des développements avec le groupe sucrier-amidonnier Terreos. Nous projetons, une fois que le procédé à base de déinocoques sera complètement au point, de remplacer la biomasse alimentaire par des tiges, des feuilles, de la paille, pour éviter que d’immenses exploitations soient mobilisées pour fabriquer du biocarburant au détriment de l’environnement et de l’alimentation des populations locales, ce qui est dramatique dans certains pays. C’est donc un carburant 2ème génération. On peut aussi envisager, à l’avenir, d’utiliser des déchets ménagers ou du bois.

Quand allez-vous lancer ce biocarburant ?

Comme le produit est exactement le même que le bioéthanol actuel, nous n’avons pas besoin d’homologation. Nous allons travailler ce procédé jusqu’à fin 2012 dans de petits fermenteurs. Actuellement, on y met des déinocoques, la matière première, et on laisse fermenter une trentaine d’heures. Début 2013, nous envisageons de passer à un processus industriel avec Terreos, et si tout se passe bien, nous produirons du bioéthanol Déinove début 2014.

Est-ce que ce carburant coûtera plus cher à la pompe ?

Non, on espère que les agriculteurs qui fournissent matière première de départ puissent augmenter leurs gains grâce au procédé avec déinocoques. Si notre procédé est plus compétitif pour les industriels, il le sera aussi pour les agriculteurs.

Par ailleurs, nous essayons de développer, avec des partenaires de l’industrie chimique, des procédés permettant de ne plus utiliser de dérivés de pétrole ; car plus le prix du pétrole va augmenter, plus il y aura de tension concernant cette matière première.

Dans quel état d’esprit est-on quand on est à la tête d’une entreprise qui pourrait révolutionner l’histoire d’ici 5 à 10 ans ?

C’est une belle aventure, nous avons quelques concurrents américains, très subventionnés par le gouvernement américain mais notre enthousiasme est très fort. Selon moi, les mentalités sont en train de changer en France : de plus en plus de chercheurs deviennent des entrepreneurs.

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Qui a dit qu’en France nous n’inventions plus rien aujourd’hui ? On va découvrir une première mondiale : un parapluie-bouclier, le ParaPactum. Mais avant : Jean-Pierre Yvon, vous êtes le fondateur de la marque très haut de gamme Le Véritable Cherbourg, qui existe depuis 25 ans : vos produits marchent par rapport aux concurrents qui proposent des parapluies à 2 euros ?

Oui, parce que les consommateurs cherchent davantage de longévité maintenant. Lorsque j’ai sorti ma marque, j’étais à contre-courant du marché : on importait des parapluies à 5-10 euros, qu’on jetait à la première tempête !

Nos parapluies sont testés avec un vent frontal de 120 km/h. Le modèle antibourrasque, qui vient d’être testé au centre technique de Saint-Cyr, peut résister à des vents de 155 km/h.

Vous venez de lancer le ParaPactum, véritable bouclier, qu’est-ce que c’est?

C’est un parapluie de protection, spécialement conçu pour le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

« Ils sont noirs, se déplient en un dixième de seconde et vont compléter la panoplie des gardes du corps de Nicolas Sarkozy lors de ses prochaines sorties publiques. Ces parapluies inédits, baptisés « ParaPactum », sont spécialement conçus pour le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). C’est la manufacture du Véritable Cherbourg, déjà mondialement connue pour ces parapluies de luxe, qui vient de réaliser cette première mondiale, fruit de deux années de travail. « Il m’est impossible de tout vous dévoiler, mais je peux vous dire que ce parapluie demande, pour chaque pièce, près d’un mois de travail », explique Jean-Pierre Yvon, créateur de la marque ».

Suite de l’article : http://www.francesoir.fr/actualite/societe/super-parapluies-blindes-sarkozy-86766.html

Quelles sont les principales difficultés rencontrées pour innover lorsqu’on a une TPE?

Mon entreprise fonctionne bien, et tous les gains que l’on fait sont réinvestis dans cette société. On va passer bientôt de 12 à 18 employés. Je reçois des messages du monde entier, du Mexique jusqu’au bout de la russie. Les commandes plus sérieuses comptent entre 1 et 20 pièces.

Quel est le prix moyen d’un ParaPactum ?

Environ 6000 euros.

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Nous nous rendons maintenant à St-Tropez, pour découvrir la vraie tarte tropézienne. Albert Dufresne, comment est-elle née ?

Elle est née en même temps que la notoriété de Saint-Tropez, acquise grâce au film de Roger Vadim avec Brigitte Bardot, « Et Dieu créa la femme », en 1955. Tout le monde a alors découvert la pâtisserie d’Alexandre Mika, installée en face de la mairie de Saint Tropez, qui vendait les fameux gâteaux polonais, dont le pâtissier tenait la recette de sa grand-mère.

Cette recette est toujours considérée comme secrète ?

Oui ! Elle a été beaucoup imitée, notamment par les grandes surfaces, ce qui est très dommageable. C’est une marque déposée, et j’ai fait l’erreur de ne pas faire de procès à ceux qui l’ont copiée, mais ma défense consiste à affirmer haut et fort que la seule véritable tarte est celle du créateur !

Vous l’avez rencontré en 1985, vous étiez alors traiteur spécialisé dans le domaine du sport automobile. En 2009 vous avez fait construire un laboratoire à Cogolin de 2000 m2, et un autre récemment, en 2011.

Effectivement, pour y installer les meilleures techniques, et un niveau d’hygiène absolu pour obtenir des produits de très grande qualité. Nous avons investi 3,8 millions d’euros, et notre production va être augmentée de 50%.

Nous venons de lancer une gamme de macarons sur la base de la crème tropézienne.

Pour l’instant, vous avez des points de vente uniquement dans le sud de la France, allez-vous faire des développements ?

Oui, nous allons installer des magasins à Marseille, Toulon et Cannes, pour avoir un travail plus régulier toute l’année et donner du travail à nos employés de valeur toute l’année. Nous tenons à rester dans le haut de gamme, et donc à ne pas vendre nos produits n’importe où.

Donc la tarte tropézienne surgelée, c’est possible ?

Oui, nous avons obtenu des résultats fabuleux, et recevons des demandes des Etats-Unis et du Japon. Vous trouverez bientôt des tartes tropéziennes surgelées à Paris !

Le groupe Tarte Tropézienne, c’est aujourd’hui 130 personnes, 250 en plein été, un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros pour le groupe, 12 millions juste pour Tarte Tropézienne, 20 points de vente dans le sud de la France, 1 plage privée (endroit de communication et de relation exceptionnel) pour faire déguster nos produits, beaucoup de grands chefs viennent sur ma plage !

Le point culminant des ventes est le 15 août : il y a un million de personnes dans le golfe de Saint-Tropez à cette date-là. En 2010, nous avons vendu 3000 tartes ce jour-là. En haute saison, nous en vendons 1000 par jour.

http://www.deinove.com

http://www.parapluiedecherbourg.com

http://www.tarte-tropezienne.com

C’était à la radio les 2 & 3 avril: bonheur et réussite par la pensée positive

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Ce n’est pas parce qu’ils réussissent qu’ils sont heureux, c’est parce qu’ils sont heureux qu’ils réussissent !. « Bonheur et réussite par la pensée positive » : c’est le titre de l’ouvrage que vient de publier Daniel Duclos, chef d’entreprise, président fondateur de la société Accès Industrie, spécialisée dans la location de nacelles élévatrices.

Daniel Duclos, quelle a été la motivation de cette publication ?

Je suis créateur d’entreprise depuis 25 ans. La vie d’entrepreneur n’est pas toujours un long fleuve tranquille, on a beaucoup de soucis alors je me suis mis très tôt en recherche de méthodologies pour rester moteur, positif, pour garder le sourire et la capacité de fédérer l’enthousiasme autour de moi.

Quel est votre parcours ?

Je suis issu des Arts & Métiers, et j’ai toujours eu la volonté de créer une entreprise. J’ai fondé Delta Systems, ma première société, en 1988. C’était un fabricant de nacelles élévatrices, qui employait une centaine de personnes et faisait un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros et était devenue leader sur son marché. Je l’ai vendue par la suite au numéro 3 mondial du secteur.

J’ai ensuite décidé de créer le premier loueur de nacelles en Europe : Accès Industrie. Aujourd’hui, nous faisons 60 millions d’euros de chiffre d’affaire, employons 450 personnes dans 4 pays, et avons 20 000 clients. C’est un marché très atomisé, le plus gros de nos clients représente moins de 1 % du chiffre d’affaires. Au niveau mondial, 81% des machines se vendent aux loueurs. Nous avons 37 agences : 29 en France, 5 en Espagne, 2 au Portugal et 2 au Maroc.

Qu’est-ce-qui explique ces 2 succès ?

Ma forte volonté d’entreprendre. Pour moi, créer une entreprise c’est fun. Mais aussi la gestion du mental, il faut cultiver la foi, la persévérance, l’enthousiasme et rendre ça permanent. C’est-à-dire qu’il faut être enthousiaste soi-même, du haut des cheveux jusqu’au bout des orteils, et intérieurement, pas question de faire semblant. Ainsi, on génère une espèce de vibration qui va attirer à soi les énergies positives.

De nombreuses épreuves ont jalonné ces 20 ans d’entrepreneuriat : quels enseignements en avez-vous tiré ?

La 1ère chose est que notre ennemi principal est la peur (« que vais-je faire si je n’ai pas assez de clients, pas assez de trésorerie ? »). Personnellement, je me suis lancé à fonds propres, ce qui impliquait une pression colossale, car la survie de l’entreprise était sans cesse remise en cause.

Pour éviter l’immense stress que ça peut générer, il est selon moi très important d’exercer une grande vigilance sur nos pensées. La différence entre le succès et l’échec va se baser sur des petits détails de rien du tout, qui vont correspondre à l’état d’esprit que vous avez le jour J. Et si ce jour J, vous rencontrez un partenaire potentiel (client, investisseur, banquier), vous allez échouer car vous n’aurez pas eu le regard, l’attitude, la puissance qu’il fallait pour réussir dans votre démarche.

Mais comment maintenir ce dynamisme ?

Par des techniques de gestion du mental : la méditation (pour calmer la confusion intérieure), et l’orientation consciente de l’esprit dans une direction volontairement positive. Il faut cultiver la foi, par l’auto-suggestion. Il faut contrôler la pensée dominante, non pas à la manière d’une cocotte-minute, mais en suivant une phase de progression positive.

Finalement, tout ça ressemble à la bonne vieille méthode Coué ?

Oui. Mais on fait de l’autosuggestion sans contrôle tout le temps. Quand on se lève avec le ventre noué c’est qu’on a laissé passer des pensées négatives. La solution n’est certainement pas de se dire « tout va bien », mais plutôt « tout va de mieux en mieux ».

Nous n’avons jamais été aussi bien nourris et soignés, nous vivons depuis 60 ans sans guerre : dire que tout va mal est un peu égocentré. C’est parce qu’on cultive la pensée négative collectivement que nous sommes déprimés.

La vraie question est : vous voulez être heureux ou malheureux ? Moi je ne suis pas maso, j’ai envie d’être heureux !

Mais c’est difficile de rester optimisme quand le climat ambiant est morose !

Lors d’une réunion il y a quelques temps, on me disait « c’est la crise ». Moi je réponds «la crise je m’en fous, on ne peut rien y faire. Sur quoi peut-on agir, que pouvons-nous faire pour nous efforcer toujours d’avoir plus de clients, de mieux les servir ? ». Le catastrophisme ambiant repose sur le « c’est la faute des autres ». On oublie d’agir sur le seul domaine où on peut le faire : notre intérieur. Sur le reste, on a très peu de prise. On s’occupe du paraître au lieu de l’être. Du coup on essaie de porter un masque pour essayer de paraître, or on peut pas faire mieux que de faire de son mieux !

Oui mais on peut se dire que vous avez un terrain plus favorable que bien des gens dont l’entreprise est en difficulté ou qui se lancent dans le business?

J’ai connu plusieurs périodes de crise très difficiles pendant 2 ans, où j’étais en faillite virtuelle tout le temps. Cela ne m’a pas affecté, parce que mon énergie est inconditionnelle, elle vient de moi, pas de l’extérieur.

Mais comment on fait ???

Le stress est une réaction du cerveau reptilien, adaptée pour réagir à un danger immédiat, ce qui évidemment nous protège. En revanche, il ne faut pas appliquer la même technique pour la peur de pas réussir, la peur que nos enfants ne trouvent pas de travail, car dans ce cas on peut se mettre en état de stress permanent, et on n’est pas du tout faits pour ça.

Les outils sont donc la méditation au sens de « lâcher prise », prendre le temps de se poser. Il est important de le faire 5-10 mn par jour (marcher, écouter musique, poser son esprit sur la respiration), de ne pas essayer de contrôler ses pensées.

Et l’auto suggestion positive consciente : la méthode Coué est extrêmement pertinente si elle est bien expliquée ! D’ailleurs, les publicitaires la pratiquent constamment, en nous diffusant des messages ultra-positifs. La prière est aussi une forme d’auto-suggestion consciente.

Si on laisse le doute et la peur prendre place, la vie quotidienne est extrêmement difficile, on va générer des ondes négatives visibles de l’extérieur. C’est notre mental intérieur qui influence l’extérieur et pas l’inverse. C’est parce qu’on est heureux qu’on réussit, et non l’inverse. Etre heureux, c’est être capable d’être dans l’instant présent, car on ne peut agir, penser et parler qu’au présent.

http://www.danielduclos.com

C’était à la radio les 12 & 13 mars: Invité spécial, Pierre-Edouard Stérin, président-fondateur de Smart & Co (Smartbox)

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Une entreprise qui démarre avec 10 000 euros de capital et qui réalise 8 ans après sa création près de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires : c’est Smart & Co, dont la marque la plus connue est Smartbox. Je reçois son président fondateur, Pierre-Edouard Stérin. Vous avez aujourd’hui 36 ans, et votre entreprise en a 8, vous étiez donc âgé de seulement 28 ans quand vous l’avez fondée ! Comment avez-vous eu l’idée de créer le coffret-cadeau ?

 

L’idée vient d’une entreprise belge, je ne l’ai pas inventée. En 2003, j’ai découvert leur concept et suis allé les rencontrer pour leur proposer de lancer une franchise en France avec un contrat de licence. En 4 ans, je suis passé de 0 à 100 millions de chiffres d’affaire en France, et suis donc retourné voir l’entreprise belge en 2007 pour la racheter et développer le concept à l’international.

Smart & Co a donc été créée en 2003, et la société faisait son premier million de chiffres d’affaires en 2004.

Quelles sont les raisons de votre succès ?

Les raisons du succès sont la qualité du concept et la réponse à un vrai besoin, celui de la recherche d’une idée cadeau.

Nous avons aussi été très agressifs commercialement, pour convaincre les commerçants de référencer nos produits et de les vendre dans leurs magasins. Très ambitieux dès le départ, j’ai fixé la barre très haut.

Quelle est la composition du groupe aujourd’hui ?

En 2005 nous nous sommes installés au Royaume-Uni, en 2006 en Espagne et en  Suisse, en xxxxx aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil et au Japon, en 2009 en Autriche et en Chine. Nous avons aussi acheté plusieurs sociétés : Gault & Millau, lafourchette.com, lookingo.com et weekendesk. Le groupe comporte deux principales entités : Smartbox, présent dans 20 pays, avec environ 700 personnes, et Smart & Co venture : qui regroupe toutes nos activités hors coffrets cadeaux, avec 300 personnes dans 5 pays.

En 2003, j’ai démarré tout seul, avec 10 000 euros de capital social, un prêt de 20 000 euros de la BNP et un prêt de 20 000 euros du Conseil Général de l’Eure.

Combien de coffrets vendus dans le monde aujourd’hui ?

Plus de 5 millions aujourd’hui dont plus de 3 millions l’année dernière.

Quel est votre business model ?

Un peu comme une agence de voyage, nous sommes un apporteur d’affaires. Notre métier est de convaincre les hôtels, les restaurants, centres d’activités, etc., qu’on peut leur apporter clients. On se rémunère chaque fois qu’on apporte un client, par une commission d’apporteur d’affaires.

Nous nous rémunérons aussi grâce à des produits financiers, car il s’écoule toujours un peu de temps entre l’achat d’une Smartbox et son utilisation.

Les partenaires vous ont suivi dès le départ?

Trouver les premiers partenaires a été difficile, il fallait les démarcher par téléphone, prendre rendez-vous avec eux et leur expliquer qu’on ne se rémunérait que si nous étions capables de leur apporter des clients. Nous avons inventé le nom de coffret-cadeau, qui n’existait pas en France. Nous avons commencé avec 3 coffrets en France pour 50 partenaires en 2003, et aujourd’hui nous avons 50 coffrets en France et 10 000 partenaires.

Comment sélectionnez-vous ces partenaires ?

Environ la moitié de nos équipes sont sur le terrain et les évaluent par rapport à notre cahier des charges (élaboré à partir des critiques de consommateurs internet, du Gault et Millau bien sûr, du Guide Michelin).

Comment se protéger du manque d’implication des partenaires ?

Nous avons aujourd’hui beaucoup de concurrents, tout le monde appelle « Smartbox » un coffret-cadeau, donc les erreurs de la concurrence nous retombent souvent dessus ! Plus de 95 % de nos clients sont satisfaits. Pour améliorer la qualité, nous faisons beaucoup d’efforts sur le service client, et sommes très exigeants envers nos partenaires, quitte à en déréférencer certains.

Est-ce-que ce manque d’implication est un travers bien français ? 

Oui, il existe effectivement des différences d’un pays à l’autre. En Suisse et en Allemagne nous n’avons aucun problème car les partenaires jouent le jeu. En Italie, nous avons plus de difficultés qu’en France en revanche.

Comment est-ce-qu’on pilote une entreprise qui grandit aussi vite ?

J’ai une équipe importante de direction générale, et le fonctionnement de l’entreprise est assez industriel et militaire.

Vous aviez fait quoi avant de créer cette entreprise ?

J’ai eu un parcours semé de quelques embûches, puisque je n’ai pas eu mon brevet collège, j’ai passé 5 ans au lycée, puis je me suis pris en main, suis entré à la fac puis en école de commerce. J’ai été passionné très tôt par la finance de marché. Je suis devenu assistant-vendeur de produits dérivés actions et indices. Puis j’ai intégré une société de bourse et j’ai créé ensuite ma première société sur internet, que j’ai revendue à très bas prix. Pendant 2 ans ensuite j’ai vécu une traversée du désert. Comme je n’avais plus de quoi vivre, je suis retourner vivre chez mes parents à 27 ans. Puis, fin 2002 début 2003, je suis tombé sur cette idée Belge !

De telles expériences forgent le caractère ?

Oui, d’autant plus que j’ai aussi été attaqué en correctionnelle parce que je vendais des coffrets cadeau en France, et l’Etat estimait que cette activité était exclusivement réservée aux agences de voyage. Je suis donc entré en guerre contre l’administration et mon cas a fait jurisprudence !

Vous avez subi la crise ?

Non pas du tout. Nous avons une croissance de 30 à 200 % selon les pays.

Aux US comment se passe votre activité ?

Nous avons conclu un accord de licence avec Zagat, l’incontournable guide des restaurants américains, pour pouvoir utiliser la marque Zagat et leur savoir faire pour recruter les bons partenaires.

Et en Australie ?

Nous avons racheté Lookingo il y a 5 mois, site de ventes privées de loisirs.

Aujourd’hui, nous orientons notre développement selon deux grands axes : nous voulons ouvrir l’Argentine, la Russie et la Corée du Sud car le concept de coffret-cadeau n’existe pas là-bas.

Et nous voulons aussi poursuivre nos recherches d’autres pépites à racheter, nous cherchons en France et à l’étranger dans le domaine de l’intermédiation de loisirs.

Nous demandons l’exclusivité à nos partenaires, sinon ils n’auraient pas la capacité à répondre à nos attentes.

Sur l’exercice 2011-2012 nous visons entre 600 et 700 millions donc 20 à 40 % croissance. Avec un objectif à deux ans : celui du milliard d’euros, que nous  arriverions à passer avant nos 10 ans.

smartandco.com

26 & 27 février: Le mariage de deux PME, Apsylis et MFP Soft

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Basée à lyon, Apsyllis a été fondée en 2001. MFP Soft, fondé en 1995, est éditeur du logiciel Genesis, outil de gestion et de suivi projet, largement distribué en France. Le 30 décembre dernier, ils se sont dit « oui », pour devenir leaders français du marché des logiciels PME. Je reçois aujourd’hui Tony Pénochet, directeur de MFP Soft, et Eric Angelier directeur d’Apsyllis.

TP : MFP Soft est éditeur de logiciels de gestion destinés aux PME de 10 à 100 salariés. Nous sommes partout en France grâce à un réseau d’agences. Notre solution est devenue un incontournable avec plus de 1300 références et 15 000 utilisateurs.

EA : Apsylis est née de la technologie : nous avons pris conscience que le web pouvait apporter beaucoup aux entreprises de services qui ont besoin de mobilité. Nous sommes depuis devenus un des acteurs majeurs du progiciel de gestion. Nos clients sont avant tout des bureaux d’études d’ingéniérie SSII, ainsi que des filiales de Suez, Areva, Adecco, etc.

Comment s’est passée votre rencontre ?

TP : Nous nous sommes rencontrés à l’occasion d’un club organisé par IBM, et nous avons très vite constaté les synergies possibles et la complémentarité entre nos deux entreprises, ce qui nous a conduit à envisager l’union des deux structures.

EA : Pour créer un éditeur de logiciel de gestion aujourd’hui sur ce marché, il faut soit être complètement cinglé ou avoir une idée vraiment intéressante ! Nous avons connu une belle réussite mais nous voulons aller plus loin encore.

Nous partageons également les mêmes valeurs, la même façon de faire du business de manière respectueuse pour nos collaborateurs et nos actionnaires.

Notre nouvelle entreprise unie a un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros en 2010, 1500 clients, 40 000 utilisateurs et 75 collaborateurs.

Nous avons une présence partout en France grâce aux agences régionales.

Ce type d’union est trop rare en France. Le monde du logiciel souffre d’un trop grand éclatement et devrait se regrouper pour former des champions. On vise 20% de croissance sur chacune des deux années à venir, et nous serons sans doute 100 personnes dans deux ans. Le marché est énorme : 550 000 Es qui représentent un chiffre d’affaires cumulé de 387 milliards euros cumulé.

Quelle va être votre atout sur ce marché? Plus d’agilité ?

On a déjà une spécificité très grande : une offre verticale métier, dédiée aux PME de services, c’est-à-dire qui vendent de la prestation et donc travaillent en mode projet. On connaît parfaitement leurs besoins, le langage du métier, avec nos solutions ils prennent moins de risques qu’en installant de grands ERP généralistes qui représenteraient des difficultés de mise en œuvre.

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Quelles sont les régions françaises les plus attractives pour les cadres et les dirigeants d’entreprises ?

500 cadres et dirigeants d’entreprises ont été interrogés par l’IFOP et ils ont répondu : Pays de la Loire et Bretagne en tête, Picardie en bas du classement. Deux villes arrivent en tête : Nantes et Strasbourg, suivies de Lille en 3ème position.

Sur le plan de l’accueil et de la convivialité, la 1ère marche du podium est occupée par le Nord Pas de Calais (25% des dirigeants interrogés) loin devant, à la 2ème place Midi Pyrénées (9%), PACA 8%, l’île-de-France au milieu du classement avec 3%, et à la dernière place : la Bourgogne, le Poitou-Charente et la Lorraine avec 1%.

Destination Lille, donc, où nous rejoignons Stéphane clapier, délégué général de Créativallée. En quoi consiste votre initiative ?

Nous menons des opérations de marketing territorial pour valoriser les atouts de la région parce qu’elle souhaite retenir ses talents et en attirer de nouveaux.

Nous constatons, dans cette étude que vous menez chaque année depuis 2007 qu’il y a un gros décalage entre ce que vous êtes vraiment et l’image qu’ont de vous les chefs d’entreprise.

Bien entendu les clichés subsistent, les gens interrogés dans l’étude évoquent le mauvais temps, usines, mines, corons, chômage, pauvreté. Mais à la question « quel mot vous vient à l’esprit lorsqu’on parle du Nord Pas de Calais », le sens de l’accueil des habitants arrive en tête, puis le mauvais temps, l’économie et les infrastructures, et, pour 2%, le fameux « Bienvenue chez les Chtis » ! Sur le plan de l’économie et des infrastructures, il y a tout de même un reconaissance de ce qui a été fait, non ?

En ce qui concerne la météo, j’aimerais juste préciser qu’en 2010, nous n’avons eu que 3 jours d’ensoleillement en moins que l’Ile-de-France !

Blague à part, nous sommes effectivement au nord de la France, au sud de l’Europe du nord, nous sommes une des premières régions logistiques, la plus dense en infrastructures ferroviaires. Quand vous posez votre boîte ici, vous avez accès à un nombre de marchés incroyable.

Le Nord-Pas-de-Calais est considéré comme un carrefour européen stratégique ?

Tout à fait. Nos agences de communication font 80% de leur business avec Paris, Londres et Bruxelles. Nous sommes situés à 1h de Paris, 35 mn de Bruxelles, 2h de Londres. Dans un rayon de 300 km, on trouve ici un bassin de 100 millions de consommateurs.

La région bénéficie d’une bonne image concernant sa tradition commerçante, mais souffre d’un manque de communication peut-être sur ses aspects technologiques ?

Effectivement, car nous sommes la 5ème région de France en potentiel d’affaires sur les TIC, et le 3ème pôle santé de France.

Nous voulons faire savoir que la région possède une vraie inventivité entrepreneuriale, avec une dimension de réseau, des secteurs d’activité complètement intégrés (de la conception, à la vente, en passant par la production).

Les secteurs offrant le plus d’opportunités d’affaires sont : en tête, la vente à distance, les TIC en 2ème position, la grande distribution en 3ème, la santé en 4ème et l’agro-alimentaire en 5ème. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce dernier secteur ?

Nous sommes le 2ème mondial sur le marché de la levure, et le 1er sur le marché de l’amidon. Nous sommes aussi le 1er pôle de transformation des produits de la mer, dans le port de Boulogne sur mer. Et enfin, le 1er pôle européen textiles innovants (textile pour la santé, blindage d’avion).

Dans cadre de votre profession avez-vous eu l’occasion de venir dans le Nord-Pas-de-Calais : 58% répondent « oui ». Ce chiffre est élevé !

Effectivement, et nous voyons une très forte différence entre ceux qui sont venus et qui ont pu constater nos atouts, et ceux qui sont encore victimes d’idées toutes faites.