agritech

[ENTREPRENDRE] – Les 1ers pas de Paolin Pascot, d’Agriconomie / Les conseils de l’expert Jean-David Chamboredon (2e partie). C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le prochain Business Club de France : 
Samedi 3/3/18 à 7h – Dimanche 4/3/18 à 15h

⇒ Uniquement sur BFM Business Radio 

⇒ PREMIÈRE PARTIE 

TALK 1: SUPERPROF : croissance annuelle de plus de 120% depuis sa création

TALK 2: ELLCIE HEALTHY : les lunettes intelligentes made in France

⇒ DEUXIÈME PARTIE: CRÉER, REPRENDRE, DÉVELOPPER
  • Les premiers pas dans l’entrepreneuriat de Paolin Pascot, d’Agriconomie
  • Les conseils d’expert de Jean-David Chamboredon, entrepreneur et investisseur (ISAI), président de France Digitale, et à l’origine du mouvement Les Pigeons –  (2ème partie)

⇒ LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR DES ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


⇒ LES PREMIERS PAS dans l’entrepreneuriat de Paolin Pascot, d’Agriconomie

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

Des entrepreneurs à la fois geek et d’ascendance paysanne

Ces trois garçons dans le champ revendiquent tous des racines paysannes. A la tête d’Agriconomie, Paolin Pascot, petits-fils d’agriculteurs dans le Poitou, est entouré de Clément Le Fournis, cinquième génération d’agriculteurs dans la Marne, titulaire d’un bac agricole, et Dinh Nguyen, fils de viticulteurs dans l’Aube. Ce dernier est le petit génie informatique de la bande, diplômé d’Epitech, alors que les deux premiers ont suivi le master HEC Entrepreneurs après un parcours universitaire très original.

 » J’ai commencé à étudier à l’université d’Evry, raconte Paolin Pascot. Puis, comme j’avais de très bons résultats, j’ai reçu une bourse pour étudier à Cambridge, puis au Canada et en Inde où j’ai obtenu un master en global communication tout en créant ma première start-up.  » Après une année de service civique chez les pompiers, le jeune homme décide de compléter sa formation à HEC.  » C’est très concret, j’ai adoré.  » A Jouy-en-Josas, sur les bancs de l’école de management, il rencontre Clément le Fournis.  » Une personnalité incroyable, le plus jeune de la promo, assoiffé de connaissances, passionné de rugby. Le cul-terreux du groupe « , dit-il avec beaucoup d’affection. En 2014, ils créent ensemble Agriconomie. (Challenges)

⇒ LES CONSEILS D’EXPERT de Jean-David Chamboredon

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

Comment séduire les investisseurs?

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que font les start-up quand elles cherchent à lever des fonds ?

JDC : L’erreur la plus fréquente c’est de se tromper sur le montant que l’on demande ! Quand vous souhaitez lever de l’argent, le montant que vous demandez correspond implicitement à la valeur que vous lui attribuez. Par exemple, si vous cherchez 1 million d’euros, c’est que vous pensez que la valorisation de l’entreprise vaut entre 2 et 3 millions d’euros minimum. Or la start-up ne vaut généralement vraiment pas grand-chose avant d’atteindre une vraie traction. Les chances de valoriser sa start-up à 2 ou 3 millions d’euros est alors quasi nulle.  Cela veut dire qu’à ce stade là, il vaut mieux aller chercher 200 000 euros en expliquant que l’on n’a pas encore de traction véritable.

Et il faut savoir que dans la chaine de financement, selon le montant que vous demandez, il ne faut pas aller voir les mêmes personnes.

La deuxième erreur des start-up est le multiple modèle économique. Cette erreur est de moins en moins fréquente maintenant, car les start-up sont accompagnées par des pépinières, des incubateurs, des accélérateurs… et sont donc plus encadrées. Cependant,  les start-up sont trop souvent hybrides dans leur modèle économique. Par exemple, une start-up qui développe une activité B to C mais qui se positionne également sur du B to B car cela permet de générer du cash rapidement….

Les investisseurs aiment les modèles purs et investissent sur les start-up qui ont une idée claire de leur modèle économique ! Voici une expression que j’emploie souvent « vendre un couteau suisse à quelqu’un pour manger de la viande, ce n’est pas l’outil le plus adapté. Ok, le couteau suisse c’est sympa, il y a un tire bouchon, etc. mais le couteau à viande, pour manger de la viande, c’est mieux ! »

La suite sur 1001 startups 

Publicité

[SALON DE L’AGRICULTURE] – 2 pépites de l’agritech: Weenat et Agriconomie. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le prochain Business Club de France : 
Samedi 24/2/18 à 7h – Dimanche 25/2/18 à 15h

⇒ Uniquement sur BFM Business Radio 

salon-international-de-lagriculture-2014_0.png
⇒ PREMIÈRE PARTIE 

TALK 1 & 2 : DOSSIER SPÉCIAL SALON DE L’AGRICULTURE, avec AGRICONOMIE, l' »Amazon des agriculteurs » et WEENAT, qui connecte les champs. 

⇒ DEUXIÈME PARTIE: CRÉER, REPRENDRE, DÉVELOPPER

⇒ LE RENDEZ-VOUS DU MÉDIATEUR DES ENTREPRISES, avec Pierre Pelouzet


TALK 1 & 2 : AGRICONOMIE, avec Paolin Pascot, cofondateur / WEENAT, avec Jérôme Le Roy, cofondateur 

SALON DE L’AGRICULTURE
du 24 février au 4 mars
Porte de Versailles

(Ré)écoutez et téléchargez cette interview:

LES CHIFFRES DE L’AGRITECH

Près de 3,3 milliards de dollars ont été investis dans le secteur de l’AgriTech en 2016.

Le secteur marketplace/e-commerce spécialisés dans l’agroalimentaire a levé le plus d’argent (1,285 milliard de dollars), suivi du secteur de la biotechnologie (719 millions de dollars). Les objets connectés pour les agriculteurs arrivent en 3eme position, avec 363 millions de dollars levés.

Selon le rapport agriculture-innovation 2025 du ministère de l’Agriculture, 79 % des agriculteurs utilisent internet, ce qui est plus que la moyenne française, et 70 % d’entre eux installent des applications professionnelles sur leur téléphone. (Forbes)

AGRICONOMIE

Avec Paolin Pascot,  président cofondateur

Agriconomie est le premier site E-commerce français spécialisé dans les approvisionnements agricoles (semences, pièces, équipements, engrais…).

LES CHIFFRES CLÉS D’AGRICONOMIE

  • Date de création: 2014
  • Siège social:
  • CA: Volume d’affaires juillet 2016 / juin 2017 : 18 millions d’euros
  • Effectif: 50
  • Plus de 12 000 clients
  • Passée de 3 à 50 collaborateurs en 3 ans
  • Panier moyen 1.800 euros.
  • Lauréate du concours d’innovation numérique initié par Axelle Lemaire et la French Tech, de Mercure HEC, ou encore de la Palme d’or du e-commerce.
  • Elu meilleur site e-commerce dans la catégorie Espoir par la FEVAD
  • Prix spécial des « Scale Up Awards » en 2017
  • Prix de l’innovation digitale par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris

ACTIVITÉ

Dans Challenges:  » Très peu d’agriculteurs connaissent leur coût de revient, explique Paolin Pascot. Passer une commande prend souvent de longues heures et la facture finale réserve souvent des surprises.  » Sur leur plateforme d’e-commerce, ils peuvent connaître instantanément les délais de livraison et le prix net de leur achat. « Nous avons entré 2,3 milliards de pré-calculs. Il suffit d’indiquer son code postal.  » Leur modèle ? Amazon, pour la qualité de service. Comme le groupe de Jeff Bezos, la start-up a créé un abonnement, à 500 euros la première année, puis 250 euros, au Club by Agrico, qui donne accès à des promotions et des ventes flash. La dernière concernait des pièces d’usure pour charrue avec des remises jusqu’à 40%.  » Nous en avons vendu 200 en 3 jours « , raconte l’entrepreneur pas encore trentenaire.

LES ACTUALITÉS D’AGRICONOMIE

  • Agriconomie poursuit son expansion en dehors de France, notamment en Belgique. Aujourd’hui,  le marché belge représente un pourcentage significatif du CA de l’entreprise : 5 % du volume de ventes de l’entreprise provient de Belgique. Avec un objectif de 10 % pour la fin d’année, Agriconomie continue de conquérir ce marché stratégique.
  • Agriconomie a élargi son offre récemment avec la plateforme logistique propre à l’entreprise pour optimiser le service rendu aux agriculteurs et adopter les réflexes des professionnels du e-commerce B2C. Grâce à leur propre espace de stockage dans les locaux d’Agriconomie, l’entreprise garantit l’expédition sous 24 heures pour certains produits agricoles (pièces, semences, etc).
  • La jeune entreprise s’apprête à embaucher 30 % de nouveaux collaborateurs en proposant 15 postes en CDI.
WEENAT

Avec Jérôme Le Roy, président fondateur

Weenat développe des capteurs connectés pour l’agriculture.

Jérôme Le Roy: « L’enjeu majeur pour les prochaines décennies est de produire mieux, de manière durable et rentable. Dans un contexte de changement climatique, les rendements agricoles sont mis à mal par un manque d’informations météorologiques et agronomiques, en temps réel sur la parcelle.

LES CHIFFRES CLÉS DE WEENAT

  • Date de création: 2014
  • Siège social: Nantes
  • CA: 500 000€
  • Effectif: 15
  • Bureaux aussi à Lille
  • Plus de 2200 capteurs installés en France et dans le monde
  • Plus de 1000 clients
  • 98% de réabonnements
  • 8 types de capteurs

Comment la start-up Weenat a dépassé le seul champ des capteurs connectés

Dans l’Usine NouvelleLancée en 2014, la start-up Weenat a dépassé le champ du hardware pour coupler ses capteurs connectés destinés aux agriculteurs à une plateforme Web de services agronomiques, une application et des alertes.

Créée en 2014, la start-up nantaise Weenat avait défriché le marché des objets connectés dans l’agriculture. Sur un marché de plus en plus concurrentiel, l’entreprise a étendu son offre au software, explique son fondateur et dirigeant, Jérôme Le Roy : « En plus des capteurs autonomes lancés il y a trois ans, Weenat propose des solutions globales d’agronomie connectée. On a inventé les capteurs connectés, maintenant on fait surtout des solutions d’agronomie de précision. L’agriculteur achète ses capteurs et s’abonne à une plateforme sur laquelle on développe des services : observation des données de la parcelle, géolocalisation, optimisation des décisions d’irrigation, météo et calcul des sommes de température selon les stades de cultures ». 20% du chiffre d’affaires sont investis chaque année en recherche et développement.

Des clients fidèles

Pluviométrie, tensiométrie, anénométrie, hygrométrie (humidité de l’air), mesures de température de l’air et du sol : les capteurs de Weenat sont devenus, au fil des années, multifonctions, moyennant un investissement initial de 498 euros et un abonnement annuel de 119 euros. Ces sommes ne semblent pas décourager les agriculteurs, qui se réabonnent à hauteur de 98%. C’est ce taux qui a convaincu Jérôme Le Roy d’amplifier ses efforts en la matière. « Les agriculteurs gagnent en efficacité économique, technique et environnementale. Ils peuvent enregistrer des photos ou incidents pour les retrouver, consigner la vie de l’exploitation, télécharger des graphiques et accéder à une météo qui mélange des modèles de prévisions météo et nos datas », s’enthousiasme l’entrepreneur. La start-up s’appuie sur les données des capteurs, en copropriété, qu’elle complète avec des informations externes et des outils comme Ekylibre, un logiciel de gestion parcellaire en open-source. (…)

La plateforme est déjà disponible en trois langues, pour aborder un développement en Europe de l’Est et aux Pays-Bas.

LES CLIENTS: Des groupements d’agriculteurs mais aussi des grands groupes (une dizaine) comme Bonduelle ou McCain qui recommandent les produits Weenat aux agriculteurs avec lesquels ils travaillent.

QU’EST-CE-QUE LA FERME DIGITALE?

Cofondée en 2016 par Paolin Pascot et Jérôme Le Roy, la Ferme Digitale est une association de startups du monde agricole, dont l’objectif commun est de permettre aux agriculteurs de gagner en performance grâce à des solutions digitales innovantes et d’être relié à 360° avec leur environnement : parcelle, fournisseurs, matériel, clients.

Une vingtaine de startups de l’Agtech, parmi lesquelles:

  • Entomo Farm
  • Mon Potager
  • La ruche qui dit oui
  • Naio technologies

« L’idée est d’acculturer la profession au numérique », explique Florian Breton

On l’oublie souvent, mais les agriculteurs sont la catégorie socioprofessionnelle la plus connectée. Chefs d’entreprise aux multiples casquettes, ils doivent accomplir de nombreuses tâches administratives en ligne ainsi que collecter les informations sur les facteurs extérieurs dont dépend leur activité, afin de prendre les bonnes décisions: météo, géopolitique, marchés. Seuls les plus âgés ont parfois du mal à se convertir au numérique, d’autant plus que quelques gros distributeurs ne les y encouragent pas, craignant l’indépendance et la transparence que cela implique. (La Tribune)