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Les TPE-PME face au nouveau président. Avec Patrick Robin, Jean-Marc Barki, Bruno Grandjean et Guillaume Cairou. C’était au Business Club

Publié le Mis à jour le

1439987182_tpe-pme.pngLogo-BFMBusiness-sans-contourAu Business Club de France

Uniquement sur BFM Radio! 

→ Diffusion : samedi 13/5/2017 à 7h | dimanche 14/5/2017 à 14h

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TALK 1: LES TPE-PME face au président

TALK 2Le rendez-vous du Médiateur des Entreprises, avec Pierre Pelouzet


DOSSIER SPÉCIAL

QU’ATTENDENT LES TPE-PME DU NOUVEAU GOUVERNEMENT? 

NOS INVITÉS:

  • Jean-Marc Barki, président de Sealock
  • Patrick Robin, Managing partner (associé) Avolta Partners
  • Guillaume Cairou, PDG de Didaxis et Président du Club des Entrepreneurs
  • Bruno Grandjean, président de Redex et président de la Fédération des industries mécaniques (FIM) depuis juin 2016

(Ré)écouter et télécharger cette émission:

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De gauche à droite: Patrick Robin / Michel Picot / Bruno Grandjean / Jean-Marc Barki / Guillaume Cairou

Patrick Robin: « On a un président qui sait ce qu’est la micro-économie, qui met en valeur le goût du risque, l’entrepreneuriat. Je pense qu’on va avoir un gouvernement avec lequel on peut discuter ».

Bruno Grandjean: « On vient de vivre une campagne schumpétérienne, avec un changement de modèle. Selon moi, il y a un travail de pédagogie à faire au sujet de l’industrie. On n’est plus au XIXème siècle, il faut adapter le droit du travail »

Jean-Marc Barki: « La baisse de l’IS est un message fort. Si on se débrouille bien on peut reconstruire notre tissu industriel mais il faut redonner confiance aux entrepreneurs ».

Guillaume Cairou: « Les Français attentent qu’on leur permette d’aller plus loin. Les réformes structurelles vont devoir être faites très rapidement »

Macron président: sept mesures fortes pour le salarié et l’entreprise (Les Echos)

12432133.jpgRéforme du marché du travail, refonte des rapports entre les entreprises et l’administration: rendez-vous est donné dès les premiers jours de son mandat pour amorcer les changements annoncés qu’il espère voir entrer en vigueur à l’automne.

Le nouveau président est en effet un homme pressé. Après une « concertation » avec les partenaires sociaux, sans doute dans les semaines qui viennent, il devrait présenter un projet de loi d’habilitation devant l’Assemblée nationale. Voici ses chantiers prioritaires.

1. Primauté de l’accord d’entreprise

 Emmanuel Macron a affirmé à plusieurs reprises son souhait de modifier rapidement le code du travail et d’aller plus loin que la loi Travail portée par Myriam El Khomri en 2016.

La loi ne fixera plus que les grands principes. La durée légale du travail, la protection syndicale, le salaire minimum ou encore la lutte contre la discrimination seraient des règles de base absolument intangibles. Aucun accord d’entreprise ne pourrait y déroger et être moins-disant pour le salarié.

Pour d’autres domaines – la liste complète n’est pas encore arrêtée et dépendra de la future consultation avec les partenaires sociaux, assure l’entourage du président de la République -, la signature d’accords d’entreprises ou de branches pouvant déroger à la loi serait possible.

Depuis la loi Travail, seule la question du temps de travail est concernée par cette inversion de la hiérarchie des normes. La conclusion d’accords majoritaires d’entreprise permet une organisation spécifique. Le projet d’Emmanuel Macron est d’étendre cette possibilité à d’autres thématiques comme le salaire ou les conditions de travail.

2. Plafonnement des indemnités prud’hommes

Pour Emmanuel Macron, les indemnités aux prud’hommes sont l’un des blocages du marché du travail. Ministre, il avait tenté de mettre en place un système d’encadrement de ces indemnités perçues par les salariés en cas de licenciement abusif.

Retoquée par le Conseil constitutionnel, la mesure fait à nouveau partie de son programme. Emmanuel Macron espère instaurer un barème précis du montant des indemnités avec un plancher et un plafond pour les licenciements sans cause réelle et sérieuse. « Le plancher permettra de protéger les droits des employés, le plafond donnera aux entreprises une visibilité et une assurance qui permettront de lever les freins à l’embauche en CDI. » L’ensemble prendrait en compte l’ancienneté du salarié.

3. Fusion automatique des instances représentatives

La délégation unique du personnel ou DUP existe depuis 1993 et permet de rapprocher les délégués du personnels et les élus du comité d’entreprise. Depuis la loi Rebsamen, cette possibilité a été étendue aux entreprises jusqu’à 300 salariés et élargie aux prérogatives du CHSCT. Chaque instance conserve ses particularités. Emmanuel Macron, lui, souhaite que toutes les entreprises puissent recourir à la DUP, quelle que soit leur taille, au nom d’un « dialogue social plus efficace ». »Nous allons certainement prendre le contre-pied de ce que propose la loi Rebsamen, explique l’entourage d’Emmanuel Macron. L’idée serait que ce regroupement d’instances se fasse automatiquement, sauf si les entreprises souhaitent expressément conserver chacune d’entre elles. »

4. Référendum à l’initiative de l’employeur

La loi El Khomri a mis en place un nouvel outil dans les mains des syndicats: le référendum d’entreprise. Si un accord d’entreprise n’est pas validé à la majorité mais qu’il a été signé par l’employeur et des syndicats ayant recueilli plus de 30% des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections, ces derniers peuvent demander une consultation des salariés.

Le nouveau président de la République veut pousser la logique un cran plus loin et permettre aux employeurs d’initier ces référendums eux aussi. A condition, là aussi, que l’accord ait été validé par les syndicats représentant 30% des voix.

La mesure pourrait crisper des syndicats, qui n’ont jamais caché leur hostilité à cette possibilité. Lors des débats au Sénat sur la loi Travail, les sénateurs avaient tenté d’introduire cette disposition, qui avait ensuite été retoquée par les députés.

5. Instauration du droit à l’erreur

Autre chantier jugé prioritaire que celui de poursuivre le travail de « simplification » de la vie des entreprises. Le gouvernement sortant avait lancé un Conseil de la simplification, organe d’un grand choc de simplification promis aux entreprises et aux particuliers. Le président Macron, entend aller plus loin en changeant le fonctionnement de l’administration. Principale mesure annoncée: le droit à l’erreur.

Lorsque les services administratifs contrôleront les employeurs, ils ne les sanctionneront pas tout de suite. Il y aura donc une sorte de principe établissant une forme de bonne foi a priori. Ce sera en effet à l’administration de prouver que l’erreur a été commise intentionnellement. Un entrepreneur qui oublie de faire une déclaration aux Urssaf, par exemple, ne sera pas sanctionné immédiatement. Seule exception: les matières relevant du droit pénal.

« Le coeur de la mission de l’administration ne sera plus la sanction mais le conseil et l’accompagnement », a expliqué Emmanuel Macron lors de la présentation de son programme en 2017. Une mesure semblable avait été portée par deux députés (Bernard Gérard et Marc Goua) en mai 2015, mais n’avait jamais vu le jour. Elle est reprise par le nouveau président de la République.

6. Gérer l’inflation des normes

Voilà qui devrait rassurer les chefs d’entreprises écrasés par le poids des normes. Le chef de l’Etat fraîchement élu compte supprimer les normes liées à la transposition en droit national de directives européennes. Cela aboutit à une « surtransposition », qui alourdit et complexifie le corpus législatif.

Il souhaite aussi élargir la règle selon laquelle une norme est supprimée lorsqu’une nouvelle voir le jour aux textesfiscaux, sociaux ou touchant au droit du travail. Inspirée du principe anglo-saxon du « One in, one out« , elle a été mise en place en sous le quinquennat de François Hollande mais elle ne concernait que « la réglementation issue de l’activité réglementaire du gouvernement et pas les lois », explique le Secrétariat d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification. Les textes relatifs au droit social ne sont pas non plus concernés. Emmanuel Macron entend changer élargir ce périmètre.

Tout comme pour le chantier du droit du travail, Emmanuel Macron souhaite, là aussi, procéder par ordonnance. Un projet de loi d’habilitation spécifique à ces mesures devrait donc être présenté aux députés « fin mai ou début juin », assure le nouveau président de la République.

7. Baisse de l’IS et suppression du RSI

A destination des entrepreneurs, l’ancien locataire de Bercy a aussi promis une stabilité fiscale: aucun impôt ne serait modifié plus d’une seule fois durant le quinquennat. Il entend transformer le CICE « en allègement de charges pérenne pour toutes les entreprises » et souhaite réformer l’impôt sur les sociétés et le ramener à 25% tout en conservant le taux réduit de 15% pour les PME.

Autre mesure forte: il devrait supprimer le RSI dans sa forme actuelle et « l’adosser » au régime général en y ouvrant un guichet spécifique. Un projet lourd qui devrait cependant voir le jour plus tard.

⇒ REDEX, avec Bruno Grandjean, président

Logo-REDEX-orangeActivité: Production de pièces et d’équipements industriels de mécanique fine et de précision (sidérurgie, la métallurgie, la robotique, la machine-outil et l’imprimerie)

  • Siège social: Ferrières-en-Gâtinais, près de Montargis (Loiret)
  • Créé en: 1949
  • CA: 50 millions € en 2016
  • Effectif: 350

Cette pépite de l’industrie française exporte 90% de sa production (BFM Business)

Alors que la France a creusé son déficit commercial en 2016, certaines ETI affichent une vraie culture de l’exportation. Dans l’industrie de la mécanique, Redex, avec ses 350 salariés, exporte mondialement jusqu’à 90% de sa production.

Le déficit commercial record de 48 milliards d’euros en 2016 ne doit pas occulter le succès de certaines entreprises de taille moyenne qui ont axé toute leur stratégie sur l’international. C’est le cas de Redex, une ETI de 350 salariés. Cette société enracinée dans le Loiret (45) apporte sa (modeste) contribution à l’export grâce à son activité industrielle tournée vers l’international, où elle réalise de 80 à 90% de son chiffre d’affaires.

Capture d’écran 2017-05-09 à 15.14.40.pngL’entreprise a, depuis ses origines en 1949, pour spécialité la mécanique fine et de précision. Sa production, issue pour l’essentiel de deux usines françaises, concerne des pièces et des équipements industriels destinés aux usines travaillant les métaux (métallurgie, sidérurgie,…). Son savoir-faire tient dans la mise au point, au micron près, d’équipements destinés à l’industrie lourde.

Redex allie le « made in Germany » au « made in France »

Redex est reconnue dans le monde entier pour le laminage de fil de cuivre. Elle assure ainsi le bobinage des moteurs électriques des TGV d’Alstom. « Notre savoir-faire industriel se situe très en amont. Nos clients ont en général des usines et des machines comme des laminoirs » explique Bruno Grandjean, le PDG.

Aux commandes de cette ETI depuis 2004, il est le petit-fils du fondateur de Redex. L’entreprise, non cotée, reste familiale. Elle affiche un chiffre d’affaires annuel 50 millions d’euros en 2016. À comparer aux 20 millions d’euros annuels, lorsque Bruno Grandjean en a pris les rênes, il y a 12 ans.

Cette croissance s’explique aussi par une acquisition stratégique réalisée en 2011. Redex a racheté un industriel allemand, Bühler Würz, qui fabrique des laminoirs. Elle a ainsi ajouté la renommée du label « made in Germany » à sa palette pour muscler sa stratégie à l’international.

L’HISTOIRE DE REDEX

Redex a fêté ses 65 ans en 2014 (La République du Centre)

(…) Cet anniversaire a été l’occasion de donner à une rue de la zone d’activités de Ferrières le nom de Paul Defontenay, le créateur de l’entreprise.

Né en Seine-et-Marne, en 1913, il a été un élève brillant, cultivé et doué pour le dessin. Il intègre l’école des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne en 1930 et sort major de sa promotion en juin 1933. En 1939, il est mobilisé puis s’engage dans le mouvement de Forces Françaises Libres et participe en 1943 à la création du groupe de résistance de sa région. Ses actions pendant la Libération lui valent la croix de guerre 1939-1945.

Concepteur de machines-outils, il crée Redex à Ivry-sur-Seine, en 1949, pour exploiter le brevet de son invention : associer par liaison thermoplastique les pièces centrales d’un réducteur. En 1971, son entreprise déménage à Ferrières pour mieux répondre à sa forte croissance. Paul Defontenay disparaît les 5 avril 1981. Actuellement, c’est son petit-fils, Bruno Grandjean, qui dirige l’entreprise depuis 2005. Ingénieur et diplômé de l’Université de Stanford (États-Unis), possesseur de plusieurs brevets, il est membre actif de l’Institut Montaigne et a contribué à plusieurs de ses récents rapports.

Bruno Grandjean (Redex): La fiscalité des entreprises est «cul par-dessus tête» (L’Opinion)

L’industrie est trop absente de la campagne présidentielle, déplore le chef d’entreprise

(…) Alléger la charge qui pèse sur le secteur privé est la condition nécessaire, indispensable à la compétitivité des entreprises exportatrices et de celles confrontées à la concurrence étrangère sur le marché extérieur.

Notre fiscalité, et même au-delà notre système de valeurs, est « cul par-dessus tête ». Nous taxons la valeur ajoutée avant le bénéfice, défendons les rentes plus que le risque, chérissons ceux qui vivent des monopoles ou à l’abri des normes et règlements plus que ceux qui exportent et se confrontent à la compétition internationale.

Face à un tel diagnostic, il faut bien entendu prendre de façon urgente des mesures pour améliorer la situation. Mais la solution n’est pas simple. L’allégement du fardeau fiscal des entreprises privées est la première des mesures, elle ne sera cependant pas suffisante. Il nous faudra aussi renouer avec l’esprit d’entreprise, l’innovation, la prise de risque et l’investissement. Et aussi, ce qui me paraît crucial, nous devons sortir de la défiance et de la conflictualité pour refaire partager le goût du progrès, recréer un projet partagé.

Enfin, je regrette que l’on ne parle pas assez de la situation de l’industrie dans cette campagne présidentielle. L’industrie et le secteur exposé sont aux avant-postes, dans les tranchées de la guerre économique que représente la mondialisation. Les trois quarts des exportations se font grâce aux produits industriels. D’ailleurs, pour parler d’une économie avancée, on parle d’un pays… industrialisé.

Ce qui se joue aujourd’hui, c’est le modèle de société que nous voulons : un pays condamné aux seconds rôles comme le décrit Michel Houellebecq dans La Carte et le territoire ? Ou bien le rebond d’une industrie du futur tirant parti de la révolution numérique, métissant les technologies et intégrant des services à haute valeur ajoutée ? Voilà un véritable débat de fond, il est encore temps de lui donner toute sa place dans les 40 derniers jours de cette campagne présidentielle.

⇒ DIDAXIS, avec Guillaume Cairou, PDG

didaxis_logo_2Activité: un des leaders français du portage salarial

  • Siège social: Paris
  • Date de création: 2004
  • CA: 90 millions € – 2300% de croissance sur les 5 dernières années
  • Effectif: 6500
  • 35 bureaux en France et à l’étranger

Pionnier des nouvelles formes d’emploi, Didaxis-Hiworkers a permis à plus de 10 000 travailleurs indépendants de créer leur activité dans plus de 750 métiers. Au total, plus de 50 000 missions ont été réalisées au sein de notre communauté de talents.

Dans Sud-Ouest

Le système du portage salarial, encore peu utilisé en France, est appelé à se développer. Pour preuve, Didaxis, leader français du secteur, avec un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros, ambitionne d’embaucher plus de 4 200 collaborateurs cette année dans toute la France.

Didaxis, leader français du portage salarial, pourrait bien devenir demain une licorne des nouvelles formes d’emploi. Créée en 2004 par Guillaume Cairou, la société affiche 2 300% de croissance sur les cinq dernières années et réalise désormais un chiffre d’affaires de près de 90 millions d’euros, grâce à ses 6 500 collaborateurs actifs et 35 bureaux en France et à l’étranger.

En Europe, le portage salarial est en plein essor, à l’image du nombre d’indépendants, qui a progressé de 85% au cours des dix dernières années. Il a déjà séduit plus de 7 millions de personnes. « À horizon 2027, plus d’un million d’emplois pourraient être créés par Didaxis et les principaux acteurs du portage salarial. Ce dispositif d’avenir répond pleinement aux enjeux de l’ubérisation et de l’économie à la demande. Didaxis table sur un chiffre d’affaires de 500 millions d’ici 10 ans », avance Guillaume Cairou. « Le travail indépendant sera le prochain moteur de l’économie française« , assure-t-il.

4 200 nouveaux collaborateurs recherchés en 2017

Porté par cette dynamique, le groupe Didaxis ambitionne de recruter 4 200 collaborateurs sur 700 métiers en 2017, principalement des responsables de centre de profit, managers de transition, coachs en orientation, formateurs, spécialistes de l’accompagnement des start-up, professionnels du bien-être, spécialistes de l’économie sociale et solidaire, experts en cybersécurité et en big data, consultants en ressources humaines, développeurs mobile software et services, négociateurs immobilier, commerciaux, experts construction, etc.

« La Nouvelle Aquitaine est particulièrement dynamique pour nous : plus de 10% de nos talents ont été recrutés en 2016 dans cette région – soit environ 375 recrutements »

« Le portage salarial répond à un fort besoin de flexibilité des entreprises, qui souvent peinent aussi à trouver la bonne personne sur des compétences pointues, et s’avère une alternative durable au salariat traditionnel qui permet aux travailleurs indépendants de bénéficier des avantages du salariat  (droit au chômage, mutuelle, droit à la formation, au régime général de la sécurité sociale…), tout en exerçant leurs activités en complète autonomie. Sans avoir de plafond de revenus comme pour les auto-entrepreneurs », met en avant Guillaume Cairou. Autre intérêt, « c’est une solution 20 % moins cher que l’intérim », souligne Fabien Volson, directeur général délégué du groupe Didaxis.

Concrètement, il met en relation trois entités : l’entreprise portée, le salarié et la société de portage. Le contrat peut être en CDD (maximum 36 mois, mais renouvelable) ou en CDI. Ceci étant, ce statut ne concerne qu’une partie de la population active. En l’occurrence les cadres, puisque les activités touchées par le portage salarial relèvent avant tout de prestations intellectuelles. « Il intéresse aussi de plus en plus des retraités », observe-t-il.

(…) Il ne s’agit pas pour autant de créations nettes d’emplois, puisque « les talents, qui viennent chez nous, amènent leurs clients. Mais, nous pouvons les aider à développer leur réseau et à se vendre au bon prix du marché », rappelle Fabien Volson.

Logo-CdE.pngLE CLUB DES ENTREPRENEURS

Le Club des Entrepreneurs, composé de plus de18 000 membres, est dédié à tous les entrepreneurs qui souhaitent se retrouver dans un cadre convivial pour échanger autour de problématiques communes, partager les bonnes pratiques entre professionnels et élargir leur réseau.

Les 5 propositions du Club des Entrepreneurs pour encourager les Français à entreprendre

Adopter un véritable Small Business Act à la française…

… contenant une première batterie de mesures en faveur de l’entrepreneuriat.

Votée en juillet 1953 aux États-Unis, le Small Business Act est une loi du Congrès des États-Unis visant à favoriser les petites et moyennes entreprises dans le tissu économique du pays. Une initiative, louable de l’autre côté de l’Atlantique, qui tarde pourtant à faire son chemin en France. Le Club des Entrepreneurs préconise ainsi le vote d’une nouvelle grande loi dans les premiers mois du nouveau quinquennat, incluant notamment la création d’un guichet unique rassemblant les aides financières et les propositions d’accompagnement des TPE/PME.

“Ce Small Business Act intégrera aussi non seulement l’obligation de réserver 60% des marchés publics aux TPE/PME. Il permettra aussi une meilleure implication de celles-ci dans l’élaboration des normes en France et en Europe. Dans un cas comme dans l’autre, l’innovation, atout maître de nombreuses petites et moyennes entreprises, doit et peut être favorisée”, précise le Club des Entrepreneurs.

Faire de l’entrepreneuriat une priorité nationale…

… en l’enseignant dès le secondaire comme une véritable langue vivante !

Entreprendre, ça s’apprend. C’est en partant de ce constat que le Club des Entrepreneurs propose aux candidats de mettre en place un plan de sensibilisation et de formation à la création d’entreprise, à l’université mais également dans le cadre de l’enseignement secondaire général et technologique.  En somme : placer l’entrepreneuriat au coeur du socle commun de connaissance et de compétences.

Une action qui devra être accompagnée d’une grande campagne de communication nationale, qui “pourra notamment s’appuyer sur des success stories sous la forme de témoignages vidéo courts et à fort impact”, conclue le Club des Entrepreneurs.

Diminuer le taux de disparition des jeunes sociétés…

… en généralisant l’exonération totale de charges sociales pour les 3 premières années d’activité.

Pour cette mesure, le Club des Entrepreneurs propose non pas d’augmenter le nombre d’entreprises créées chaque année en France (50% des nouvelles sociétés disparaissent avant d’atteindre 12 mois), mais surtout d’assurer leur pérennité, notamment en renforçant et en généralisant les dispositifs permettant l’exonération de charges sociales pour toutes les startups, “sans distinction pendant les 3 premières années”.

Renforcer le capital-risque à la française…

… afin de répondre aux besoins de financement des entrepreneurs et de leurs structures.

Si la France peut se targuer de se positionner sur le podium des nations les plus actives sur le financement des startups, les montants investis dans l’hexagone sont aujourd’hui 25 fois moins importants qu’aux États-Unis. L’idée ? Favoriser l’investissement des particuliers dans les PME, notamment grâce à une fiscalité plus stable et surtout plus incitative.

“Les chefs d’entreprise et entrepreneurs à succès pourront aussi réinvestir plus facilement leurs prots dans l’écosystème de startup et de TPE/PME et apporter ainsi leur expertise et une forme de coaching que ne peuvent pas forcément apporter des profils financiers classiques“, explique le Club des Entrepreneurs.

Fluidifier les parcours entre salariat et entrepreneuriat…

… en encourageant le développement de nouvelles formes d’emploi.

Alors que de nombreux projets d’entreprises, confrontés aux difficultés administratives et fiscales liées au statut d’entrepreneur, tombent à l’eau avant même d’avoir pu voir le jour, le Club des Entrepreneurs recommande ici de faciliter le recours au portage salarial, afin de permettre à des salariés et demandeurs d’emploi de bénéficier d’un accompagnement à la création de leur propre activité tout en gardant la protection sociale du salariat.

Le Club des Entrepreneurs estime ainsi que plus de 1,3 million d’entrepreneurs individuels pourraient émerger grâce au portage salarial.

⇒ AVOLTA PARTNERS, avec Patrick Robin, Managing partner

60L5DXMz.jpgAvolta Partners, créée en 2012, est une banque d’affaires qui conseille des jeunes entreprises innovantes et en forte croissance.

Son métier consiste à mener des opérations de capital : levée de fonds.

Pour mieux servir ses clients, Avolta Partners propose des offres différentes en fonction des besoins précis de chacun de ses clients : Avolta Start pour les premieres augmentations de capital, Avolta Ventures pour les Series A/B avec des fonds d’investissement en capital risque, Avolta Corporate pour accompagner les direction Innovation des grandes entreprises dans leur programme d’Open Innovation et Avolta Network pour sourcer et recommander les meilleurs partenaires pour nos clients.

C’est la banque d’affaires la plus active en 2016

10 levées de fonds pour 32 M€: Cityscoot, Orangemarine, Hesus, Smartangels, ECL Direct, Qarnot Computing, Antvoice, La the box, Horsecom, Educlever.

(Ré)écoutez notre interview de Patrick Robin sur Avolta Partners:

startup-kYAF-621x414@LiveMint

Interview Patrick Robin – Avolta Partners : « Start-up & valorisation : gagner en maturité » (IT Espresso)

La banque Avolta Partners, dont Patrick Robin est associé, a publié un guide pour calculer la valorisation des start-ups afin de rendre l’exercice plus transparent et ré-équilibrer les discussions avec les investisseurs.

Combien vaut une start-up ? Une question lancinante pour les fondateurs de jeunes pousses et les investisseurs.

Fin septembre, la banque d’affaires Avolta Partners a publié une étude pour tenter de modéliser l’approche en couvrant 11 secteurs IT (AdTech, FinTech, IoT, e-commerce, digital media, business services, consumer services, Clentech, MedTech/Biotech, retail, consulting) et neuf business models (souscription, commission, performance, hardware, e-commerce, retail, audience, service, recherche).

Avolta a retenu 2015 comme année de référence. Elle a scruté les levées de fonds effectués par 497 start-up représentant un volume d’investissement global de 1,8 milliard d’euros (dont 286 cas de start-up réalisant à boucler un tour de table dépassant le million d’euros).

« On a retiré la dimension d’amorçage qui est plus erratique et émotionnelle », évoque Patrick Robin, Managing Partner et co-fondateur d’Avolta (mais aussi serial-entrepreneur et pionnier de l’Internet). Puis la banque d’affaires a dégagé des modèles de valorisation par segment d’activité. Les fourchettes peuvent varier considérablement.

Dans la FinTech par exemple, la valorisation peut atteindre entre 9,8 X et 28,7 X le chiffre d’affaires. Pour les services aux consommateurs, c’est on évoque des multiples de 6 pouvant aller à 52X le CA. Pour le commerce électronique, c’est plus raisonnable : entre X 1,3 et X4,1 le CA. Les variables dépendent de plusieurs critères comme la taille du marché visé.

Pour évaluer la valorisation, Patrick Robin prodigue une règle informelle en tête : « Deux tiers de pre-money, un tiers de new money ». Décryptage pour les Nuls (y compris le retranscripteur des propos de Patrick Robin) : « Grosso modo, si tu veux lever un million d’euros, ta valorisation pré-money sera de 2 millions d’euros, soit 3 millions d’euros post-money. D’où 1/3 de new money pour 2/3 de valorisation. »

ITespresso.fr : Que cherchez-vous à travers cette étude sur la valorisation des start-up ?

Patrick Robin : C’est la première fois qu’une telle étude sort dans le secteur du private equity. Ce qui est étonnant car on travaille beaucoup sur la data. On entend toujours parler du montant levé par les start-up mais on parle rarement des valorisations.

Chez Avolta Partners, on établit des stratégies de levées de fonds autour de la data (celles que l’on détient, que l’on trouve sur le marché, celles de nos concurrents…) et cela nous semblait aberrant de ne pas creuser dans ce sens pour le compte des entrepreneurs.

Nous sommes également convaincus que le marché ne peut pas se développer s’il y a une asymétrie totale de diffusion d’information entre les parties. Les VC ont la data grâce à leur expérience et aux dossiers qu’ils prennent en main ou qu’ils voient passer. Ils ont leur propres data crunch pour déterminer des multiples, des méthodes et des valorisations.

Du côté des entrepreneurs, ils arrivent tout nus devant les VC. Il faut leur donner davantage de maturité sur ces questions-là. Ils doivent gagner en expertise. Cet état des lieux nous semble préjudiciable pour l’ensemble du marché. C’est un guide qui a vocation à rendre l’information plus symétrique et fluidifier les relations entre toutes les parties impliquées dans la levée de fonds.

De l’autre côté, je pense que les VC seront contents de trouver notre guide lorsqu’ils vont se retrouver en position de vendeur. (…)

ITespresso.fr : Est-ce naturel pour une start-up de se rapprocher de spécialistes de levées de fonds comme Avolta Partners ?

Patrick Robin : Pour une start-up qui prépare une série A ou B, je dirais oui. Parce qu’il y a un boulot de préparation, de conseil et d’accompagnement qui est important. De plus, le fait de lever 3 millions, 5 millions ou 15 millions d’euros est extrêmement phagocytant en termes de temps. Il faut que les entrepreneurs se concentrent sur leur business.

ITespresso.fr : Comment fonctionne la sélection des dossiers ?

Patrick Robin : Nous sommes dans une douzaine dans la banque : trois associés aux profils d’entrepreneurs [Patrick Robin, Philippe Rodriguez, Arthur Porré], un senior partner [avec Bruno Vanryb qui vient de rejoindre l’équipe], et des analystes pour cruncher la data en vue d’une approche plus « scientifique ».

Chaque lundi, les trois associés regardent ensemble les dossiers que nous estimons intéressants. Nous sommes assez sélectifs car nous sommes payés au success fee. On prend un risque avec l’entrepreneur. On examine une dizaine de dossiers par semaine à différents stades d’études. On en signe deux ou trois par mois. Avec derrière une véritable implication du partner. On réfléchit à la validation de la stratégie, du business model et du business plan.

Il peut arriver que l’on modifie l’approche avant d’aller faire la tournée des VC. Parfois, il vaut mieux y réfléchir deux fois au lieu de s’accrocher à une valorisation surréaliste. On va parfois même jusqu’au biz dev (business développement) pour nos clients. On les coache, on les pitche, on les suit aux rendez-vous avec des investisseurs.

On essaie de structurer les tours de financement de façon plus intelligente en utilisant l’equity comme effet de levier mais aussi pour faire des obligations convertibles, de la dette ou du leasing. Tout cela pour que les 10 millions éventuellement levés soient moins dilutifs.

ITespresso.fr : Vous utilisez quels outils de travail ?

Patrick Robin : On travaille sur une dataroom, qui s’appelle…Dropbox (sourire) mais en version sécurisée. On a numérisé tous les contrats via Concord. Pour le collaboratif, on utilise beaucoup Slack qui nous a sauvés face au volume étouffant de mails à gérer.

ITespresso.fr : Pour quel modèle économique ?

Patrick Robin : Toujours un « retainer » déductible du « success fee » qui est un pourcentage du montant levé. En fonction du niveau de financement atteint, on se situe dans la fourchette 6% à 3%. Plus le montant est important, plus le taux est bas. Et cela fonctionne par tranche. Un grand classique dans la banque d’affaires. (…)

⇒ SEALOCK, avec Jean-Marc Barki, président

sealock_logoActivité : Fabricant et formulateur de colles industrielles

  • Date de création : 1996
  • Siège social: Sallaumines (62)
  • 4 sites: Angleterre, France, Pologne et Russie
  • Prix, récompenses obtenus : Délais de Paiement (2014), trophée de la Performance Environnementale (2010)
  • Nb salariés 2017 :  22
  • CA 2016 : 5,3 M€ – 21% à l’export: Afrique du Sud, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, DOM-TOM, Etas-Unis, Australie
  • 400 clients actifs dans les domaines des arts graphiques, de l’emballage, du bâtiment, de l’industrie automobile et de l’aéronautique. Pour l’assemblage de supports aussi divers que du papier, carton, bois, PE, PP, PET, Métal).
  • 1500 tonnes de colle par an
  • Signataire depuis 2011 de la Charte Relations fournisseur responsables fondée par la Médiation Inter-entreprises,  SEALOCK a reçu en décembre 2013 le label Relations Fournisseur Responsables.
  • Le 3 décembre 2013, SEALOCK a reçu le label d’état Relations Fournisseurs Responsables décerné par le Ministère du Redressement Productif et la Compagnie des Dirigeants et Acheteurs de France. Cette distinction, remise pour la première fois à 2 PME industrielles, distingue SEALOCK, seule entreprise du secteur de la chimie, pour la qualité de ses relations avec ses fournisseurs.
  • En juin 2014, Sealock a reçu le Prix des délais de paiement.

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ACTUALITÉ

  • Dernier investissement : ligne de pastillage pour le conditionnement des colles Hot-Melt sous forme de pastilles. Investissement d’1 M € pour une production qui jusqu’ici était sous-traitée
  • Sealock vient de racheter Delta Colles

HISTORIQUE

  • 1983 Création de SEALOCK Ltd par John YOUNG, à Andover (Angleterre)
  • 1996 Construction du site de SEALOCK SARL à Sallaumines (Nord-Pas de Calais/France)
  • 2003 Obtention de la certification ISO 9001, version 2000 (SEALOCK Fr)
  • 2006 Extension du site de Sallaumines
  • 2007 Acquisition de la société KRYSTAL NORPOL sp. Z o.o.
  • 2009 KRYSTAL NORPOL sp. Z o.o. devient SEALOCK sp. Z o.o.
  • 2010 Obtention de la certification ISO 9001, version 2008 et ISO 14001, version 2004 (SEALOCK Fr)
    Obtention du Trophée de la Performance Environnementale pour l’initiative et la mise en place d’une gamme ‘éco-produit’
  • 2011 Rapprochement de SEALOCK SARL avec la société DISTRIPACK, spécialiste de l’étude, le conseil et la vente de matériels d’emballage
  • Membre de la délégation française et partenaire officiel du G20 YES 2011 (Young Entrepreneur
  • Summit)
  • 2013 Evaluation ISO 26000 (RSE).
    Trophée de l’Economie Responsable (cat. Entreprises de moins de 25 salariés / mention Argent)
    Obtention du Label Relations Fournisseurs Responsables
  • 2014 Obtention de la certification OHSAS 18001, version 2007 (SEALOCK Fr)
    Prix des Délais de Paiement

PORTRAIT DE JM BARKI

Ancien champion de cross équestre, grand amateur de jeu d’échec (« Une excellente leçon de vie pour un chef d’entreprise qui doit toujours avoir au moins trois coups d’avance sur son marché »), ancien comédien de théâtre, ancien président de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, membre de la commission consommation du MEDEF, militant actif de Croissance Plus et de la cause des PME, membre de multiples think tank et comités stratégiques, patron d’une entreprise de colle industrielle de 23 salariés à Sallaumines, enfin heureux mari et papa de trois beaux enfants dont les portraits tapissent les murs de son bureau. « Je suis un hyperactif, c’est vrai. Pendant longtemps, j’avais besoin d’être partout, de ne rien rater, un besoin de reconnaissance aussi sans doute ».

Autodidacte

Très certainement. Car Jean-Marc Barki fait partie de ces entrepreneurs autodidactes, un ancien gaucher contrarié, qui a « brillamment raté » deux fois son bac et son BTS informatique, qui a dû longtemps prouver à lui-même et aux autres qu’il n’était pas un bon à rien. Mais qu’il était surtout un « déterminé », soucieux « d’apporter et de bâtir ». Fils et petit-fils d’agents de fabrique dans la papeterie en région parisienne, Jean-Marc Barki a toujours vécu dans la culture de l’entrepreneuriat, de la rigueur et du sens du travail. « Au cours de mon BTS, j’avais créé une junior entreprise. J’avais envie de construire quelque chose ». L’opportunité se présentera en 1993, quand il devient agent commercial pour la France du fabriquant britannique de colle industrielle Sealock, et qu’il bâtit en 1996 à Sallaumines la première usine française du groupe, dont il prend la direction. « J’ai choisi le Nord car j’y ai rencontré des gens déterminés et volontaires ». Comme lui.

Le petit patron de PME se retrouve propulsé en 2006 à la présidence de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, au milieu des dirigeants des plus grands groupes. « C’est là que j’ai voulu faire entendre la voix des plus petits. L’économie française, c’est moins de 200 entreprises de plus de 5 000 salariés, mais 165 000 PME de moins de 250 salariés et 2,5 millions de moins de 10. Ce sont ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières, qu’il faut défendre, soutenir. Les vrais créateurs de valeurs et d’emplois sont là ».

 

Le bilan du G20YEA à Istanbul avec Chauffeur Privé, The Tops, Ornikar. C’est auBusiness Club (Podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODOSSIER SPÉCIAL bilan du G20YEA 

Diffusion samedi 26/9/2015 à 7h | dimanche 27/9/2015 à 15h

Uniquement sur BFM BUSINESS RADIO

Talk 1 / 2 / 3: THE TOPS, CHAUFFEUR PRIVÉ, ORNIKAR: 3 startups de la délégation du G20YEA reviennent sur le sommet d’Istanbul 

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur, avec Pierre Pelouzet

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TALK 1 / 2 / 3 : BILAN DU G20 YEA d’ISTANBUL (7-9 septembre)

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NOS INVITÉS:

  • Jean-Marc Barki, président de Sealock
  • Grégoire Sentilhes, président de la société de gestion de fonds indépendante NextStage, co fondateur et président du G20 YES en France, et président et co fondateur des Journées de l’Entrepreneur
  • Maxime Guillaud, cofondateur de The Tops
  • Yan Hascoët, fondateur de Chauffeur Privé
  • Benjamin Gaignault, cofondateur Ornikar

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission (clic droit) :

téléchargementLe G20 YEA est un sommet réunissant 400 entrepreneurs appartenant aux pays du G20 (dont 35 Français). Après Moscou en 2013, Sydney en 2014, il a eu lieu cette année à Istanbul, du 7 au 9 septembre.

L’objectif est simple : « faire en sorte qu’une majorité de recommandations retenues lors du sommet soient ensuite reprises par le B20 [Business 20 – sommet de chefs d’entreprise] puis par le G20 en novembre prochain », précise Grégoire Sentilhes. Le G20 aura lieu les 15 & 16 novembre à Antalya.

Le thème central en 2015: la culture entrepreneuriale

La délégation française a présenté six pistes d’actions concrètes pour inverser la donne qui sont :

  1. Créer un visa pour les start-up ;
  2. Encourager le networking des entrepreneurs à l’international ;
  3. Favoriser la création de mini-entreprises ou d’initiatives entrepreneuriales dès le primaire ;
  4. Renforcer le soutien financier aux étudiants entrepreneurs ;
  5. Améliorer l’accompagnement des créateurs via la généralisation du mentorat ;
  6. Mettre en place des indicateurs de suivi transversaux chargés de mesurer l’impact de ces actions.

RÉSULTATS DE L’ÉTUDE ACCENTURE diffusée pendant le G20YEA

Exploiter le pouvoir des entrepreneurs dans l’innovation »

Selon l’étude Accenture :

  • Les grandes entreprises espèrent tirer 28 % de leurs revenus des technologies, produits et services numériques au cours des trois prochaines années (contre 16 % aujourd’hui).
  • Pour la France, ce pourcentage est de 20 % au cours des trois prochaines années, contre 13 % aujourd’hui
  • 82 % des grandes entreprises déclarent qu’elles peuvent apprendre des startups sur la question de la numérisation de leur activité [68 % en France]
  • 46 % d’entre elles ressentent le besoin de collaborer avec des startups pour rester suffisamment innovantes [51 % en France]

La bonne nouvelle est que les grandes entreprises ont désormais conscience de cette nécessité d’engager des partenariats avec les startups/entrepreneurs. Dans la réalité, la perception de la collaboration entre les deux parties  est vue très différemment : trois quarts des grands groupes se disent satisfaits  de leur collaboration avec les entrepreneurs alors que seulement la moitié de ces derniers partagent cette satisfaction. Des déséquilibres significatifs sont perçus en termes de degré d’implication.

RÉSUMÉ DU RAPPORT ERNST & YOUNG POUR LE G20YEA

Le rapport EY propose des pistes de travail avec des propositions simples à mettre en place à court  et moyen  terme par les gouvernements  des pays du G20. Citizen Entrepreneurs va partager avec le gouvernement français ces propositions notamment :

  • Enseigner les principes de l’entrepreneuriat dès l’école pour apprendre concrètement les bases de fonctionnement d’un budget, d’une entreprise   et acquérir un état d’esprit d’entrepreneur  (la prise de risque, le travail en équipe, la résolution de problèmes, l’acceptation  de l’échec)
  • Promouvoir l’enseignement  entrepreneurial à tous les stades de la vie scolaire et universitaire  avant d’entrer dans la vie professionnelle : école primaire, collège, lycée et université avec un focus sur l’apprentissage et la formation
  • Etablir des programmes de formation  tout au long de  la vie professionnelle permettant des mises à niveau systématiques

JM BARKI, président de Sealock

Jean-Marc Barki, président de Sealock
Jean-Marc Barki, président de Sealock

Activité : Fabricant et formulateur de colles industrielles

Date de création : 1996

Prix, récompenses obtenus : Délais de Paiement (2014), trophée de la Performance Environnementale (2010)

Nombre de salariés 2014 : 23 (50 pour le groupe)

Chiffre d’affaires 2014 : 4.987.000

18% CA à l’international: Afrique du Sud, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, DOM-TOM, Etas-Unis, Australie

300 clients dans les domaines des arts graphiques, de l’emballage, du bâtiment, de l’industrie automobile et de l’aéronautique. Pour l’assemblage de supports aussi divers que du papier, carton, bois, PE, PP, PET, Métal).

1500 tonnes de colle par an

JM Barki a été désigné Sherpa de la délégation française.

Signataire depuis 2011 de la Charte Relations fournisseur responsables fondée par la Médiation Inter-entreprises,  SEALOCK a reçu en décembre 2013 le label Relations Fournisseur Responsables.

Le 3 décembre 2013, SEALOCK a reçu le label d’état Relations Fournisseurs Responsables décerné par le Ministère du Redressement Productif et la Compagnie des Dirigeants et Acheteurs de France. Cette distinction, remise pour la première fois à 2 PME industrielles, distingue SEALOCK, seule entreprise du secteur de la chimie, pour la qualité de ses relations avec ses fournisseurs.

En juin 2014, Sealock a reçu le Prix des délais de paiement.

PORTRAIT DE JM BARKI

Ancien champion de cross équestre, grand amateur de jeu d’échec (« Une excellente leçon de vie pour un chef d’entreprise qui doit toujours avoir au moins trois coups d’avance sur son marché »), ancien comédien de théâtre, ancien président de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, membre de la commission consommation du MEDEF, militant actif de Croissance Plus et de la cause des PME, membre de multiples think tank et comités stratégiques, patron d’une entreprise de colle industrielle de 23 salariés à Sallaumines, enfin heureux mari et papa de trois beaux enfants dont les portraits tapissent les murs de son bureau. « Je suis un hyperactif, c’est vrai. Pendant longtemps, j’avais besoin d’être partout, de ne rien rater, un besoin de reconnaissance aussi sans doute ».

Très certainement. Car Jean-Marc Barki fait partie de ces entrepreneurs autodidactes, un ancien gaucher contrarié, qui a « brillamment raté » deux fois son bac et son BTS informatique, qui a dû longtemps prouver à lui-même et aux autres qu’il n’était pas un bon à rien. Mais qu’il était surtout un « déterminé », soucieux « d’apporter et de bâtir ». Fils et petit-fils d’agents de fabrique dans la papeterie en région parisienne, Jean-Marc Barki a toujours vécu dans la culture de l’entrepreneuriat, de la rigueur et du sens du travail. « Au cours de mon BTS, j’avais créé une junior entreprise. J’avais envie de construire quelque chose ». L’opportunité se présentera en 1993, quand il devient agent commercial pour la France du fabriquant britannique de colle industrielle Sealock, et qu’il bâtit en 1996 à Sallaumines la première usine française du groupe, dont il prend la direction. « J’ai choisi le Nord car j’y ai rencontré des gens déterminés et volontaires ». Comme lui.

Le petit patron de PME se retrouve propulsé en 2006 à la présidence de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, au milieu des dirigeants des plus grands groupes. « C’est là que j’ai voulu faire entendre la voix des plus petits. L’économie française, c’est moins de 200 entreprises de plus de 5 000 salariés, mais 165 000 PME de moins de 250 salariés et 2,5 millions de moins de 10. Ce sont ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières, qu’il faut défendre, soutenir. Les vrais créateurs de valeurs et d’emplois sont là ».

  • GRÉGOIRE SENTILHES
Grégoire Sentilhes, président de Citizen Entrepreneurs
Grégoire Sentilhes, président du G20YEA en France

Grégoire Sentilhes, est entrepreneur et président fondateur de la société de gestion de fonds indépendante NextStage, spécialisée dans l’investissement en fonds propres et le financement de la croissance de PME françaises cotées et non cotées. Il est co fondateur et président du G20 YES en France, et président et co fondateur des Journées de l’Entrepreneur depuis 2007, un mouvement dont l’objectif est de rendre l’entrepreneur populaire.

Le prochain G20 des entrepreneurs a pour thème «La culture entrepreneuriale». Quelles sont vos idées pour la développer?

Ce thème fait partie des cinq piliers que nous avons identifiés au lancement du G20 des entrepreneurs en 2010 à Toronto. La culture entrepreneuriale est essentielle pour que les entrepreneurs se lancent, grandissent et pour que les épargnants investissent. A l’occasion de notre prochaine rencontre en Turquie, nous allons rendre publique une étude menée en partenariat avec EY, qui formule six recommandations. Notamment, la création d’un visa pour les entrepreneurs et les start-up afin de casser les barrières culturelles et administratives, le développement des réseaux d’entrepreneurs pour faciliter les échanges, le renforcement des partenariats entre les entreprises et le monde étudiant, l’enseignement de l’entrepreneuriat le plus possible à l’école… Les pays d’entrepreneurs ont des taux de croissance plus importants que les autres et beaucoup moins de chômeurs, les derniers chiffres de la croissance américaine (+3,7% en rythme annuel au deuxième trimestre) le prouvent.

Les Etats-Unis restent le modèle des entrepreneurs ?

La réussite de la Silicon Valley démontre que plus une innovation est partagée, plus elle créée de la valeur. C’est l’économie de la connaissance. Ce modèle fonctionne à travers les incubateurs, les hubs de start-up, les pôles de compétitivité… Une étude du cabinet Accenture sur l’innovation ouverte, que nous allons aussi présenter au prochain G20 démontre à quel point la circulation des idées les plus innovantes et les plus disruptives peut créer un effet d’entraînement et profiter au plus grand nombre.

Ce qui est nouveau, c’est que les grandes entreprises qui étaient habituées à dominer le marché sont aujourd’hui demandeuses de cet échange, car elles commencent à s’inquiéter du phénomène de «l’uberisation» de l’économie. Elles se sentent prises de vitesse par une innovation galopante, et menacées dans leur business traditionnel par des entrepreneurs qui viennent capter leur clientèle. Cette étude sur «l’open innovation» démontre que les échanges et le partage des brevets profitent aux deux parties, et donc à l’économie dans son ensemble.

Le financement participatif se développe en France, les investisseurs individuels («business angels») sont de retour, la culture entrepreneuriale est-elle en train de progresser ?

Effectivement, la fronde des pigeons semble de l’histoire ancienne. Et on peut dire qu’il y a un avant et un après l’arrivée à Bercy d’Emmanuel Macron, l’homme qui avait été à l’origine du Pacte de responsabilité. De manière plus anecdotique, un nombre croissant de mes étudiants à l’Essec préfèrent être entrepreneurs plutôt que d’entrer dans la finance ou dans des grands groupes du CAC40. Ils veulent être maîtres de leur destin. C’est un mouvement de fonds incontestable. On ne comprend pas ce qui se passe si on ne comprend pas cette aspiration des jeunes. Depuis trois ans, la France affiche la plus importante délégation de jeunes chefs d’entreprise lors de nos rencontres du G20. Cela illustre le bouillonnement et l’énergie créative qui existe actuellement «à la base». Tout cela laisse espérer que notre pays va s’employer à remettre enfin l’entrepreneur – un mot qu’il a créé en 1422 ! – au cœur de son modèle économique. C’est le meilleur moyen, et peut-être le seul, pour que l’activité accélère durablement, et la création d’emplois avec.

Quel est selon vous le frein principal à l’entrepreneuriat dans notre pays?

La France n’est pas le pays des rêves. Elle accumule toujours beaucoup de contraintes et de retards. Dans son rapport sur l’intermédiation dans le financement de l’investissement qu’il vient de remettre à Matignon, François Villeroy de Galhau affirme que l’investissement a résisté dans l’Hexagone. Peut-être, mais la réalité est que, comparée au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, la France sous-investit toujours dans ses PME et ses start-up dans un rapport de 1 à 3 ou de 1 à 4.

Dans le domaine de l’école et de l’éducation, il nous manque encore un nombre considérable de passerelles avec les entrepreneurs et le monde du travail. Sans parler évidemment du droit du travail, totalement décalé par rapport à ce qui existe dans les pays qui marchent bien. Et de notre mal endémique absolu : le poids des prélèvements publics, 57 %, un record, qui explique que l’entrepreneur français grandit forcément moins vite que ses concurrents, avec des taux de marge de 10 points inférieurs. Notre système ne reflète pas la réalité économique et nos besoins, mais ce n’est pas surprenant : l’Assemblée nationale ne compte que 2 députés entrepreneurs. (article intégral sur L’Opinion)

  • THE TOPS, avec Maxime Guillaud, cofondateur

TheTops Media Group est le premier groupe de Média-Commerce en France. Nous distribuons via 3 marketplace -TheTops, Paullster et B.O.Y- un ensemble de bijoux, accessoires et vêtements trendy, tendances et exclusifs pour les 18 – 35 ans (concept store). Par ailleurs nous assurons la promotions et la mise en avant de ces produits et de ces marketplace grâce à notre groupe média et un réseaux de média partenaires (M6, AuFeminin, Lagardère… etc).

  • Date de création : 2012
  • Prix, récompenses obtenus : Prix Moovjee, Lauréat Réseau Entreprendre, Lauréat Scientipôle Initiative
  • Nombre de salariés 2014 : 18
  • Chiffre d’affaires 2014 : 1.200.000
  • Pourcentage à l’international : 10 %
  • Dans quel pays ? United Kingdom, Bientôt US et Canada
  • Une levée de fonds (500 000€) est en cours sur SmartAngels.fr (fonds d’investissement dédié au crowdfunding)

TheTops rachète le site lifestyle Paullster

Objectif : devenir la référence de vente en ligne de produits lifestyle pour les 18-35 ans.

« Nous visons majoritairement les jeunes de 18-35 ans urbains, trendy qui veulent se faire plaisir et être différent sans casser leur portefeuille » explique à Frenchweb Vincent Redrado, cofondateur et PDG de TheTops.fr. Sa start-up, qui se positionne sur la vente de produits « design et tendance » (bijoux, mode, déco, cuisine, beauté), vient de racheter Paullster, un e-commerçant spécialisé dans les produits lifestyle pour homme. Le montant de la transaction n’est pas communiqué.

Ensemble, les deux sites espèrent atteindre un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros pour la fin 2015 en se renforçant sur le segment des 18-35 ans. Lancé en 2012, TheTops, qui regroupe plus de 4 000 références parmi 300 marques, avait levé 1 million d’euros l’année dernière auprès d’Olivier Mathiot (cofondateur de Priceminister.com) et Claude Bébéar (fondateur d’Axa).

Mais la jeune start-up ne souhaite pas en rester là. Avec Paullster, elle espère prendre du poids dans une autre optique. « Pour nous, la prochaine étape est notre lancement à l’international sur le premier semestre 2015. Côté recrutement, à ce jour, nous sommes 15 personnes et nous prévoyons d’être une trentaine fin 2015». (article intégral sur Frenchweb)

Changement de stratégie

La stratégie initiale de l’entreprise était basée sur la recommandation des produits par des personnalités, une stratégie qui n’a pas permis une croissance suffisante.

Un focus groupe avec les clients et prospects a suffi pour comprendre les erreurs : gamme trop limitée, prix trop élevés, site web pas adapté, la recommandation par des personnalités n’est pas une valeur ajoutée…

Un constat qui a permis de revoir la stratégie de The Tops et de connaitre le succès. Des focus groupe sont maintenant organisés régulièrement. Conclusion, il faut écouter ses clients !

  • CHAUFFEUR PRIVÉ avec Yan Hascoet, Président Directeur-Général

Fondé en 2011, Chauffeur-Privé.com est le leader français des VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur), et compte aujourd’hui près de 6000 chauffeurs en Île-de-France et Côte d’Azur (70 villes). Depuis son lancement en Mars 2012, 350 000 clients ont adhéré au service. Fort d’un CA de 20M€ en 2014 (amené à tripler en 2015) et d’une croissance de 5 à 10% par semaine, la société vient de boucler un tour de table en janvier dernier de 5M€ et souhaite recruter une cinquantaine de collaborateurs en 2015 afin de poursuivre son développement ambitieux. Son succès grandissant a été largement relayé dans les médias (France 3, LCI, BFM TV, M6, W9, lauréat de la BFM Académie 2013). Nombre de salariés 2014 : 35

Les avantages Chauffeur-Privé.com:

  • Voiture avec chauffeur à partir de 8€
  • Réservation ou commande immédiate
  • Prix fixe annoncé à la commande
  • Chauffeurs professionnels accrédités

30 juillet 2015 – Chauffeur-Privé met la main sur le service Djump

Uber(Pop), Djump et Heetch ont été affectés par le mouvement de protestation des taxis en France, en attendant l’avis des Sages. Heetch résiste, mais Uber a arrêté temporairement son service UberPOP (Uber X continue, bien entendu) et l’entreprise belge Djump a également momentanément stoppé son activité. Une opportunité pour le français Chauffeur-Privé, qui aurait acquis ce dernier selon TechCrunch US. Les 15 employés de Djump vont donc rejoindre les 50 employés de Chauffeur-Privé. Yan Hascoët, co-fondateur de Chauffeur-Privé, a déclaré : « Je pense que ces gars-là sont très bons et c’est une très bonne opportunité pour nous, nous voulons donc continuer l’aventure ensemble.« .

Chauffeur-Privé a promis aux chauffeurs Djump de les aider à obtenir leur statut VTC, qui nécessite une licence professionnelle et 250 heures de formation. Pour le moment, Chauffeur-Privé ne prévoit pas de re-lancer le service de transport entre particuliers.

Depuis l’autorisation des VTC par la loi tourisme de 2009, de nombreuses entreprises ont vu le jour : Allocab, Snapcar, LeCab… et Chauffeur-privé, il y a trois ans. L’entreprise française revendique sa place de «leader français» derrière Uber, selon Yan Hascoet, co-fondateur de l’entreprise – avec plus de 4000 chauffeurs et 400 000 clients.

Depuis le 1er janvier de cette année, l’activité de VTC est encadrée par la loi Thevenoud qui a clarifié les terrains de jeu respectifs des VTC et des taxis. Mais plusieurs sujets restent en suspens. À commencer par celui, déterminant, de la géolocalisation que la loi entendait réserver aux taxis. (article intégral sur FrAndroid)

  • ORNIKAR, avec Benjamin Gaignault, cofondateur

Description de l’activité : solution innovante apprentissage de la conduite

Date de création : 2014

Nombre de salariés 2014 : 12

Prix, récompenses obtenus : Moovjee 2014, Pepite 2014, Grand Prix de l’Innovation de la Ville de Paris, Fête des services 2015, Prix de l’initiative familiale, Web 2 Connect, French Touch de l’éducation, Startup Academy 2014

Le permis de conduire pas cher est arrivé

La start-up Ornikar va donner ses premiers cours de conduite à prix cassés à Nantes ce lundi. Une heure d’entraînement sur une voiture à double commande coûte… 35 euros! Les auto-écoles classiques s’insurgent.

La guerre des prix est lancée dans le secteur des auto-écoles… Ornikar, une école 100% numérique, va proposer ce lundi des heures de conduite à prix cassé à Nantes, avec le concours de moniteurs indépendants. Une petite révolution pour les 1,3 million de jeunes et moins jeunes qui passent leur permis chaque année, et qui va faire grincer des dents dans la profession ultra réglementée des auto-écoles.

La start-up qui attendait son agrément depuis plusieurs mois va proposer l’heure de conduite à 35 euros. Soit 30% moins chère que la moyenne. Depuis deux ans, Ornikar proposait déjà de passer le code en ligne, à un prix défiant toute concurrence: moins de 50 euros.

Cette révolution, les professionnels du secteur la craignaient, et affirment qu’ils n’ont pas les moyens de lutter. « Quand vous additionnez le statut de micro-entrepreneur et la disparition de la TVA, vous avez effectivement une marge qui se créé, qui permet de se situer entre le consommateur et le producteur, et de rafler la mise », déplore Bruno Garancher, le président de l’association des auto-écoles françaises.

Plus de flexibilité pour les candidats

Au-delà du prix, Ornikar promet plus de souplesse aux candidats. Ils peuvent bénéficier de cours qu’ils ont pu réserver en ligne, dont ils ont choisi l’heure et l’endroit. La clef du concept repose sur un réseau de moniteurs indépendants, qui possèdent leur propre voiture, et qui ne dispensent pas officiellement de cours. En fait, ils proposent leurs services bénévolement et ne font que louer leur véhicule à double commande pour une heure ou plus. Une astuce inscrite dans la loi Macron.

Elle permet à Ornikar de contourner la réglementation des auto-écoles et de se passer de l’agrément de la préfecture nécessaire à toute école de conduite pour officier. Aujourd’hui, Ornikar prépare plus de 4.500 candidats au code, et se revendique déjà comme la première auto-école de France. (article intégral: BFM BUSINESS)

Sommet des entrepreneurs G20 YEA à Istanbul, c’est parti!

Publié le

6septembre2015g20yea
La délégation française du G20YEA à Istanbul

400 chefs d’entreprise du monde, dont 35 français, réunis pour inspirer les débats du G20

Du 7 au 9 septembre à Istanbul lors du sommet des entrepreneurs (G20YEA), la délégation française contribuera à l’élaboration de recommandations en faveur de la croissance, l’innovation et de la création d’emplois

Avec plus de 80%  des créations nettes  d’emplois, les entrepreneurs demeurent le moteur de la croissance économique. Parmi 400 entrepreneurs des pays les plus puissants de la planète, la délégation française contribuera à faire émerger les meilleures idées pour relancer la croissance et l’emploi dans les pays du G20. Leurs recommandations seront remises aux chefs d’état à l’issue du sommet. Porte-parole de la France, la délégation témoignera des pratiques de l’hexagone en matière de culture entrepreneuriale, thème de cette édition 2015, et recueillera des idées neuves.

Les porte-paroles de la création d’entreprise

On assiste actuellement à un véritable bouillonnement entrepreneurial en France et notre pays a opéré ces dernières années un changement positif vis à vis de la création d’entreprise.  En terme de coûts, délais et démarches administratives, il est d’ailleurs plus facile de créer en France que dans les autres pays du G20. Les 35 chefs d’entreprise de la délégation en sont l’exemple ; malgré les idées reçues sur la difficulté de créer en France, ils ont choisi l’hexagone pour réaliser leurs rêves.

L’un des objectifs du G20 YEA sera de réfléchir à la manière de faire émerger de nouveaux entrepreneurs,car comme le souligne Grégoire Sentilhes, Président de Citizen Entrepreneur, l’association qui représente leG20 YEA en France : « Si la création d’emploi provient avant tout des PME, 7 % des entrepreneurs à la plus forte croissance représentent 58 % des emplois créés. »

Selon les premiers résultats de l’étude EY publiée en juin 2015 sur l’entrepreneuriat des jeunes, 68% des 250 jeunes français interrogés veulent lancer leur propre business (43% en Allemagne et 59% aux USA).Selon un récent sondage Opinion Way, ce sont 660.000 jeunes français qui sont prêts à créer leur entreprise d’ici 2020.

« Avec 1/3 des chefs d’entreprise âgés de moins de 30 ans, la délégation française aura à cœur de montrer le dynamisme de notre pays notamment dans les secteurs numériques  et du développement durable qui sont à la source de l’innovation et très pourvoyeurs d’emplois. » annonce Jean-Louis Grégoire, Directeur Général de Citizen Entrepreneurs.

Si le thème principal du sommet sera celui de la culture entrepreneuriale, les principaux sujets débattus porteront sur les problématiques identifiées telles que l’accès au capital, l’éducation, la stabilité d’un cadre législatif et fiscal, l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, la parité et la diversité. Les réflexions des entrepreneurs s’appuieront sur les travaux et contributions de deux partenaires-clés, EY et Accenture, dont les études, finalisées lors de l’événement, seront publiées lors du sommet.

Ces réflexions aboutiront à la rédaction d’un communiqué qui sera remis aux gouvernements du G20   dont le sommet  se tiendra le 15 et 16 novembre prochain à Antalya.

Depuis 2010, le sommet du G20 des entrepreneurs  est  l’occasion de faire entendre la voix des entrepreneurs, de proposer aux gouvernements des mesures simples et concrètes en faveur de l’emploi des jeunes, de l’innovation, de la relance de l’économie et du développement d’une culture entrepreneuriale. Ces mesures doivent permettre de faire de l’entrepreneuriat une des solutions au chômage des jeunes. Grâce à ces échanges, les entrepreneurs du G20 peuvent identifier l’existence des bonnes pratiques et chercher à s’en inspirer de retour dans leurs pays respectifs.

Le 16 novembre prochain à Bercy, Citizen Entrepreneurs remettra au gouvernement une liste de propositions spécifiques à la France lors de  la 8ème Conférence Annuelle des Entrepreneurs sur le thème « les Entrepreneurs et la croissance verte : révolution énergétique et changement climatique ».

Téléchargez le communiqué de presse: CommuniqueG20YEA

Retrouvez ici la liste des entrepreneurs français participants

Sealock, champion des délais de paiement! C’était au Business Club (PODCAST)

Publié le Mis à jour le

ÉMISSION INÉDITE Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusée SAMEDI 2/8/14 à 7H | DIMANCHE 3/8/14 à 15H

Au sommaire :

Talk 1 : Philippe Bloch: « Ne me dites plus jamais bon courage » 

Talk 2 : Ubleam invente la carte de visite en réalité augmentée

Talk 3 : Déinove lance la fabrication d’un biocarburant unique au monde

Talk 4 : Sealock, lauréate du prix des Délais de paiement

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

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Talk 4 : Sealock –  Avec Jean-Marc Barki, président

sealockEn 2013, 63 100 entreprises déposaient le bilan, dont 25% pour cause de retard de paiement. Lundi 2 juin, SEALOCK, un des principaux fabricants français indépendants de colles industrielles, était récompensé pour son comportement en matière de délais de paiement lors de la première édition du Prix, organisé sous le haut patronage de Michel Sapin et Arnaud Montebourg. L’occasion pour le dirigeant de la PME d’affirmer sa prise de position pour une réduction des délais de règlement à 30 jours dans toute l’Europe.

Seulement 32 % des entreprises françaises respectent la date d’échéance

Malgré la mise en place de la loi LME, un tiers des entreprises règlent encore leurs factures, ou sont réglées, à plus de 60 jours. Moins d’une entreprise sur trois (32 %) respecte la date d’échéance, contre 40,9 % en Europe. Quant aux PME, seulement 22,46% d’entre elles respectent les dates de facture.

Signataire depuis 2011 de la Charte Relations fournisseur responsables fondée par la Médiation Inter-entreprises,  SEALOCK a reçu en décembre 2013 le label Relations Fournisseur Responsables.

Le 3 décembre 2013, SEALOCK a reçu le label d’état Relations Fournisseurs Responsables décerné par le Ministère du Redressement Productif et la Compagnie des Dirigeants et Acheteurs de France. Cette distinction, remise pour la première fois à 2 PME industrielles, distingue SEALOCK, seule entreprise du secteur de la chimie, pour la qualité de ses relations avec ses fournisseurs.

Activité : fabrication de colle industrielle
Lieu : Sallaumines (62)
Date de création: 1996
CA : 4,7 millions d’euros – 12 millions pour le groupe (trois sites en Europe : Angleterre, France et Pologne) / 16% à l’export (Europe, en Afrique et aux Etats-Unis)
10% du CA pour la R&D
Effectif : 
21 – 50 pour le groupe

300 clients dans les domaines des arts graphiques, de l’emballage, du bâtiment, de l’industrie automobile et de l’aéronautique. Pour l’assemblage de supports aussi divers que du papier, carton, bois, PE, PP, PET, Métal).

1500 tonnes de colle par an

Jean-Marc Barki promu Chevalier de la Légion d’Honneur

Le 16 septembre 2013, à l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Barki a reçu des mains du Président du Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée et ancien ministre, Monsieur Renaud Muselier, les insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur. Cette décoration salue l’engagement de Jean-Marc, qui a cofondé l’entreprise SEALOCK en France, fut Président de la FEICA (Fédération Européenne des Industries de Colles et Adhésifs) et de l’AFICAM (Association Française des Industries Colles&Adhésifs et Mastics), est aujourd’hui membre du Comité Directeur de Croissance Plus, du Bureau de la Commission Fiscalité du MEDEF et du Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée, et s’attache à faire découvrir le monde de l’industrie aux jeunes.

Engagé dans un combat perpétuel pour faire valoir la voix des PME, il est également depuis juillet 2012 Conseiller du Commerce Extérieur de la France.

Première PME française dans le secteur de la chimie et première entreprise européenne dans le secteur des colles industrielles certifiées ISO 26000 (responsabilité sociétale et environnementale), la société adhère à l’Institut français des matériaux agro-sourcés (Ifmas), dédié à la création de matériaux innovants issus de ressources végétales.

Avec 50 personnes et un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros dont 4,7 réalisés sur son site de Sallaumines (Pas-de-Calais), Sealock, également présent en Angleterre et en Pologne, est un des principaux fabricants indépendants de colles industrielles en Europe. « Nous investissons 10 % de notre chiffre d’affaires en R&D.
Née en 1983 en Angleterre, puis rachetée par Jean-Marc Barki à l’origine de la création en 1996 du site de Sallaumines, la PME exporte 16 % de son chiffre d’affaires en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis. En base aqueuse (sans solvant) ou thermo fusibles, ses colles s’adressent à l’industrie des Arts graphiques, aux cartonniers et aux spécialistes de l’emballage ainsi qu’aux professionnels de l’assemblage.
Première PME française dans le secteur de la chimie et première entreprise européenne dans le secteur des colles industrielles certifiées ISO 26000.

PORTRAIT DE JM BARKI

Ancien champion de cross équestre, grand amateur de jeu d’échec (« Une excellente leçon de vie pour un chef d’entreprise qui doit toujours avoir au moins trois coups d’avance sur son marché »), ancien comédien de théâtre, ancien président de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, membre de la commission consommation du MEDEF, militant actif de Croissance Plus et de la cause des PME, membre de multiples think tank et comités stratégiques, patron d’une entreprise de colle industrielle de 23 salariés à Sallaumines, enfin heureux mari et papa de trois beaux enfants dont les portraits tapissent les murs de son bureau. « Je suis un hyperactif, c’est vrai. Pendant longtemps, j’avais besoin d’être partout, de ne rien rater, un besoin de reconnaissance aussi sans doute ».

Autodidacte

Très certainement. Car Jean-Marc Barki fait partie de ces entrepreneurs autodidactes, un ancien gaucher contrarié, qui a « brillamment raté » deux fois son bac et son BTS informatique, qui a dû longtemps prouver à lui-même et aux autres qu’il n’était pas un bon à rien. Mais qu’il était surtout un « déterminé », soucieux « d’apporter et de bâtir ». Fils et petit-fils d’agents de fabrique dans la papeterie en région parisienne, Jean-Marc Barki a toujours vécu dans la culture de l’entrepreneuriat, de la rigueur et du sens du travail. « Au cours de mon BTS, j’avais créé une junior entreprise. J’avais envie de construire quelque chose ». L’opportunité se présentera en 1993, quand il devient agent commercial pour la France du fabriquant britannique de colle industrielle Sealock, et qu’il bâtit en 1996 à Sallaumines la première usine française du groupe, dont il prend la direction. « J’ai choisi le Nord car j’y ai rencontré des gens déterminés et volontaires ». Comme lui.

Le petit patron de PME se retrouve propulsé en 2006 à la présidence de la Fédération européenne des industries de colles et adhésifs, au milieu des dirigeants des plus grands groupes. « C’est là que j’ai voulu faire entendre la voix des plus petits. L’économie française, c’est moins de 200 entreprises de plus de 5 000 salariés, mais 165 000 PME de moins de 250 salariés et 2,5 millions de moins de 10. Ce sont ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières, qu’il faut défendre, soutenir. Les vrais créateurs de valeurs et d’emplois sont là ».

Article intégral sur La voix Eco