Jean-Yves Rossi

Bitcoin, blockchain, paiement web: tout savoir sur les nouveaux moyens de paiement! C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

BFM-BU-RADIODans le Business Club de France | Uniquement sur BFM Business Radio

→ Diffusion : samedi 18/06/2016 à 7h | dimanche 19/06/2016 à 15h

TALK 1 & 2 : Moyens de paiement: révolution en vue! 

TALK 3: APP’S MILES récompense toutes les actions du client: avant, pendant et après un achat

TALK 4: Le rendez-vous du médiateur des entreprises, avec Pierre Pelouzet

TALK 1 & 2 : Les nouveaux moyens de paiement, avec Jean-Yves Rossi, président fondateur de Canton Consulting et Jacques Favier, co-fondateur du Cercle du Coin

Pour écouter, réécouter et télécharger cette interview:

moyens paiementLe thème majeur de la conférence PIC – Paiement, Innovation, Commerce – organisée par Canton Consulting (le 19 mai dernier) était l’arrivée des normes préparées par le World Wide Web Consortium (W3C) en matière de paiements sur Internet.

C’était l’une des annonces majeures de la conférence annuelle Google I/O, la semaine passée : une nouvelle solution pour les marchands qui veulent vendre en ligne. En réalité, ce sont les premières annonces de mise en oeuvre des standards de paiement web. Une profonde mutation des moyens de paiement s’annonce, dans un futur très proche (d’ici quelques mois, selon Jean-Yves Rossi). Le web payment impliquera une désintermédiation majeure pour de nombreux acteurs, dont les banques, bien sûr. 

Capture d’écran 2016-06-14 à 13.46.51CANTON CONSULTING

Cabinet de conseil spécialisé sur l’innovation dans les services de paiement, CANTON-Consulting organise un cycle régulier de conférences devenues un espace de rencontre et de dialogue entre acteurs de la révolution du paiement.

Le-cercle-du-coin-5LE CERCLE DU COIN

Association francophone sur le Bitcoin, les monnaies décentralisées et les blockchains. Jacques Favier est normalien et agrégé d’histoire, ancien banquier, il est également l’auteur du blog LA VOIE DU ฿ITCOIN.

LA NOUVELLE NORME ANNONCÉE PAR GOOGLE

io16-social.jpgDans E-commerce Mag – Si Google accuse un certain retard par rapport à Apple sur le paiement mobile, les derniers enrichissements apportés à Google Pay pourraient contribuer à le rattraper ! Jusqu’alors, Android Pay permettait uniquement de régler un achat chez un commerçant ou au sein des applications pour se substituer à n’importe quel autre moyen de paiement. Lors du Google I/O, Google a annoncé l’arrivée d’Android Pay sur les sites Internet. Le système de paiement de Google étant sécurisé, il est possible que les utilisateurs préfèrent ce système. Pour valider un paiement, l’utilisateur n’a qu’à utiliser le capteur d’empreintes de son smartphone et le tour est joué en un instant seulement. Il faudra utiliser Chrome pour avoir Android Pay depuis les sites Internet mobiles. Seule contrainte : utiliser le navigateur Google Chrome !

QU’EST-CE-QUE LA BLOCKCHAIN? (source: Blockchain France)

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Schéma de fonctionnement de la blockchain

La blockchain est pressentie comme une innovation majeure, à même de révolutionner de multiples champs économiques et sociaux. Au coeur de cette innovation, l’idée d’une distribution numérique plutôt que d’une concentration. 

Situer la blockchain

La première blockchain est apparue en 2008 avec la monnaie numérique bitcoin, développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. Elle en est l’architecture sous-jacente.

Si blockchain et bitcoin ont été construits ensemble, aujourd’hui de nombreux acteurs (entreprises, gouvernements, etc) envisagent l’utilisation de la technologie blockchain pour d’autres cas que la monnaie numérique.

Qu’est ce que la blockchain ?

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. Il existe des blockchains publiques, ouvertes à tous, et des blockchains privées, dont l’accès et l’utilisation sont limitées à un certain nombre d’acteurs.

Une blockchain publique peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

Comment ça marche ?

Toute blockchain publique fonctionne nécessairement avec une monnaie ou un token (jeton) programmable. Bitcoin est un exemple de monnaie programmable.

Les transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les noeuds du réseau appelés les “mineurs”, selon des techniques qui dépendent du type de blockchain. Dans la blockchain du bitcoin cette technique est appelée le “Proof-of-Work”, preuve de travail, et constitue en la résolution de problèmes algorithmiques..

Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs. La transaction est alors visible pour le récepteur ainsi que l’ensemble du réseau.

Le potentiel de la blockchain

Le caractère décentralisé de la blockchain, couplé avec sa sécurité et sa transparence, promet des applications bien plus larges que celles du domaine monétaire. On peut classifier l’utilisation de la blockchain en trois catégories :

  • Les applications pour le transfert d’actifs (utilisation monétaire, mais pas uniquement : titres, votes, actions, obligations…)
  • Les applications de la blockchain en tant que registre : elle assure ainsi une meilleure traçabilité des objets et des actifs.
  • Les smart contracts : il s’agit de programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.

Les champs d’exploitation sont immenses : finance, assurance, immobilier, santé, divertissement, transports, vote en ligne… De façon générale, des blockchains pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés (métiers de banques, notaires, cadastre,…) par des systèmes informatiques distribués.

L’ACTUALITÉ DU BITCOIN (source: Le Monde)

bitcoins2.jpgBitcoin : crise de croissance et querelle de chapelle

Victime de son succès, le bitcoin fait face à une crise de croissance, qui se double d’une crise de gouvernance. Pour les professionnels et les militants de la monnaie anonyme, l’augmentation continue de la masse monétaire et du nombre de transactions est plutôt une bonne nouvelle – la preuve que la cryptomonnaie s’installe dans le paysage financier mondial. En mars 2016, les 15,5 millions de bitcoins en circulation valaient plus de 6 milliards de dollars. Cependant, dans sa configuration actuelle, le réseau du bitcoin va bientôt saturer, ce qui risque de provoquer des embouteillages et une dégradation du service.

Pour tous les acteurs, la solution est évidente : il faut introduire des innovations techniques qui permettront au réseau d’absorber plus de trafic. Mais comment s’y prendre ? Sur la méthode à adopter, les avis divergent. Depuis quelques mois, on a vu apparaître deux camps opposés, qui s’affrontent ouvertement.

« Méthode rapide » contre « méthode lente »

Les partisans d’une solution rapide et facile veulent augmenter la taille des « blocs », ces fichiers contenant les transactions, qui viennent s’ajouter à la « blockchain » (chaîne de blocs), le répertoire unique de toutes les transactions. Aujourd’hui, la taille maximale d’un bloc est de 1 mégaoctet, ce qui peut représenter jusqu’à 3 000 transactions. En théorie, il suffit de faire passer la taille des blocs à 2 Mo, pour résoudre le problème, au moins temporairement.

Récemment, les partisans de cette « méthode facile » ont créé un groupe informel, baptisé Bitcoin Classic. Il réunit notamment des développeurs historiques du bitcoin et une trentaine de sociétés commerciales : des « mineurs », qui intègrent les nouvelles transactions à la blockchain en résolvant des équations mathématiques et gagnent des bitcoins pour chaque nouveau bloc, ainsi que des gestionnaires de portefeuille, des sites de change, des prestataires techniques…

En face, un autre groupe, composé en grande partie des codeurs de l’équipe originelle, Bitcoin Core (« noyau dur »), préconise une approche plus graduelle et plus « élégante ». Selon eux, au lieu d’augmenter la taille des blocs, il est plus judicieux de diminuer la taille de chaque transaction. Les Core ne sont pas opposés par principe à l’augmentation de la taille des blocs, mais ils veulent d’abord effectuer les tests nécessaires pour s’assurer que cette modification ne provoquera pas de perturbations imprévues. Ils craignent notamment qu’elle affecte la fluidité du trafic : dans ce cas, les gros prestataires disposant de connexions à haut débit seraient avantagés par rapport à leurs petits concurrents moins bien équipés.

En outre, pour accroître durablement les capacités du réseau, les Core souhaitent créer des « sidechains », des « chaînes latérales » rattachées à la blockchain originelle, qui géreraient les micro-transactions. Dans ce système à deux couches, la blockchain originelle servirait surtout à effectuer les grosses transactions et les opérations de compensation. De leur côté, les Classic préfèrent conserver le système de la blockchain unique. Le désaccord est donc complet.

Le combat est âpre, car le débat technique cache des enjeux économiques. (…) Face à ce conflit inédit, Eric Larchevêque (directeur de la société de sécurité Ledger et responsable de la Maison du Bitcoin à Paris) est inquiet : « L’un des deux camps va peut-être l’emporter rapidement, mais on peut aussi imaginer un scénario où chaque système serait adopté par 50 % des acteurs. Ce serait le chaos, la cassure du réseau en deux sous-ensembles, avec des conséquences incontrôlables. »

Moyens de paiement: une vraie révolution!

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billetsLes nouvelles technologies sont en train de révolutionner les modes de paiement! La carte de crédit a désormais de nombreux concurrents, plus efficaces et surtout plus sûrs. On entend parler de solutions sans contact, de transactions Internet plus fiables, et même de paiement biométrique! Mais où en est-on aujourd’hui en France?

Le paiement sans contact

Lancé dès les années 2000, le paiement NFC (near-field communication) peine encore à se développer. Pourtant, la technique est simple et ultra-rapide: pour payer, il suffit de passer sa carte bancaire ou son smartphone à proximité du terminal de paiement NFC! Les transactions sont cependant limitées à 20€, et les utilisateurs se montrent encore frileux quant à la sécurité du procédé. Avec raison: les informations transmises incluent le numéro de la carte et sa date d’expiration. Mais la sécurisation est en marche: le tout nouvel Apple Pay, entre autres, n’implique aucun transfert de données personnelles et requiert une validation de la transaction par empreinte digitale. Et Google n’est pas en reste, puisqu’il se prépare à racheter Softcard, concurrent d’Apple Pay.

Paiement en ligne: plus de carte de crédit!

paiementenligneL’e-commerce ne cesse de progresser, même si les transactions en ligne ne sont pas sans risque. Selon le dernier rapport de l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement de la Banque de France, la fraude sur internet a progressé de 37% entre 2011 et 2012!  Pour contourner les risques liés à la carte de crédit, Paypal, qui permet de payer avec une simple adresse mail, est déjà en place depuis presque 20 ans. Il a depuis 2013 un concurrent français, Paylib, qui entend en outre se positionner sur le paiement mobile. Autre solution pour éviter l’utilisation de la carte bancaire en ligne: la carte prépayée. Avec des solutions comme Neosurf, Paysafecard, Ticket Premium, entre autres, on achète une carte prépayée avec laquelle on peut faire des achats chez les commerçants partenaires de la solution. La carte s’achète en point de vente ou bien en ligne, par virement.

Demain: les moyens de paiement biométriques

paiementnaturalsecurityEn France, c’est Natural Security qui est pionnier du paiement biométrique avec son système de reconnaissance du système veineux, une expérience menée avec succès dans plusieurs supermarchés en France. Au Japon, on utilise la paume de la main. En Finlande, avec Uniqul, c’est le visage entier qui sert d’identification!

La révolution est donc bel et bien en marche, mais le succès de ces nouveaux outils dépendra avant tout de l’utilisateur, et de la confiance qu’il voudra leur accorder.

NOS REPORTAGES SUR LE MÊME THÈME

  • Entretien avec Jean-Yves Rossi, de Canton Consulting

 

  • Limonetik, intégration des moyens de paiement sur les sites e-commerce

Les nouveaux modes de paiement ! Quelles nouveautés ? Quelle sécurité ? C’était au Business Club (podcast)

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C’était au Business Club de France – Uniquement sur BFM Business Radio

Diffusion  samedi 18/10/14 à 7h et dimanche 19/10/14 à 15h

Au sommaire :

Talk 1 : MANULOC  fête ses 50 ans. La formidable histoire de cette entreprise Lorraine qui est passée de 10 à 1200 salariés !

Talk 2 : JV WEB où l’art d’exploiter toutes les possibilités d’Internet pour mieux communiquer

Talk 3 : Reportage chez LIMONETIK : payer sur Internet avec tous les moyens de paiements possibles

Talk 3 : Entretien avec Jean Yves Rossi : quels moyens de paiement nouveaux pour demain

Talk 4 : Le rendez-vous du médiateur : Quand une médiation évite une longue procédure judiciaire

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’intégralité de l’émission :

[audio http://podcast.bfmbusiness.com/channel151/20141018_club_0.mp3]

TALK 3 : EXPERT | Jean Yves Rossi :  les nouveaux moyens de paiement

Jean Yves Rossi est le Président fondateur de CANTON Consulting.  CANTON Consulting accompagne des projets innovants dans les services de paiement : soit, côté offre, pour la création de nouvelles solutions et nouveaux acteurs, soit, côté demande, auprès de sociétés industrielles, commerciales ou de services ou d’organismes publics pour l’optimisation de leurs solutions de paiement ou la maîtrise des exigences de conformité.

→QUESTION DE SÉCURITÉ DES MOYENS DE PAIEMENT

Selon certains analystes de la sécurité, la diversité et la rapidité d’évolution des techniques d’attaque, comparées à la lenteur d’évolution des solutions et usines à protéger, font que la bataille de la sécurité doit maintenant être regardée comme tout simplement perdue. Il faut donc repenser la production des services de paiement comme devant être réalisée dans un univers où la sécurité est devenue fragile. Une révolution pour un monde qui s’est construit, depuis la carte à puce, sur un principe de sécurité absolue. Cela promet aussi de constituer une épreuve singulière à la fois pour l’industrie et pour ses superviseurs. Et un redoutable test, en grandeur réelle, pour les modèles économiques de prestataires de services vis-à-vis desquels les autorités communautaires et les juges renforcent règles et obligations de protection des consommateurs. La suite est ICI

→LES SYSTÈMES QUI PROTÈGENT LES TRANSACTIONS FINANCIÈRES ACTUELLEMENT

Le premier d’entre eux est très certainement le protocole TLS (Transport Layer Security), grand frère du SSL (Secure Sockets Layer). Développé originellement par Netscape, son brevet appartient aujourd’hui à l’IETF (Internet Engineering Task Force). Ce système fonctionne selon un mode client-serveur. Il assure l’authentification du serveur et du client, l’intégrité et la confidentialité des données échangées, la spontanéité et la transparence...  Quand un « s » apparaît à la suite de http dans votre barre d’adresse, cela signifie que vous vous trouvez sur une page sécurisé par le protocole TLS. Un petit cadenas fermé apparaîtra également dans coin inférieur de l’écran. Les pirates qui viendraient à la lire n’y verraient qu’une suite incompréhensible de caractères aléatoires.

Un système populaire, utilisant le TSL, est le 3-D Secure. Ce sont Visa et Mastercard qui ont été à l’origine de son développement après l’arrêt du protocole SET (Secure Electronic Transaction). Le principe de ce protocole est de lier le processus d’autorisation financière à une authentification en ligne comportant 3 domaines : la banque qui a délivré la carte bancaire, celle qui recevra les fonds et le système de carte bancaire.

Un nouveau système de sécurité à également vu le jour ces dernières années, il s’agit du token de sécurité ou jeton d’authentification. Certains sites le proposent à leurs utilisateurs, notamment PayPal ainsi que des sites de poker tels que PokerStars. Ce jeton permet une authentification forte puisqu’il est physique. Il n’y a que l’utilisateur qui en dispose, accroché à son porte-clefs ou au fond de sa poche.

Source VeilleWeb

→LA QUESTION DU PAIEMENT SUR MOBILE

Mastercard et Prime Research ont publié récemment  leur seconde étude sur le Paiement Mobile, qui a analysé plus de 13 millions d’interactions sur les réseaux sociaux tels Facebook, Twitter, des blogs et forums du monde entier. D’une manière générale, l’étude montre que les paiements mobiles sont aujourd’hui mieux perçus et que leur acceptation par les commerçants tout comme leur adoption par les consommateurs sont en forte croissance. Les commerçants sont 88 % à avoir une opinion positive sur les paiements mobiles, dont ils sont nombreux à développer l’acceptation pour se démarquer de la concurrence. En effet, dans un contexte où les consommateurs se tournent de plus en plus vers les solutions mobiles, les commerçants peu enclins à accepter ces modes de paiement pourraient se retrouver sur le bord de la route. L’Iphone 6 pourrait-il accélérer le mouvement ?

→ACTUALITÉ

PayPlug simplifie le paiement par carte bancaire (info French Web

Pay Plug vient d’annoncer une levée de fonds de 900 000 €

Côté client, il suffit de saisir le numéro et la date d’expiration de la carte bancaire. Photo PayPlug Avec la plate-forme « cloud » de PayPlug, start-up créée début 2012, un marchand n’a besoin que d’une minute pour s’inscrire et encaisser des paiements par carte bancaire.

« En France, 900.000 petits commerçants acceptent la carte bancaire. 1,5 million en sont dépourvus de terminal de paiement électronique », explique Camille Tyan, vingt-neuf ans, qui a cofondé début 2012 avec Antoine Grimaud, trente ans, la start-up PayPlug. Après avoir levé 500.000 euros auprès de « business angels » indépendants, le tandem se lance dans la mise au point d’un moyen de paiement par carte bancaire à la fois simple et peu onéreux.

D’emblée, PayPlug élimine les tracas administratifs : pas besoin de contrat monétique avec une banque, ni de terminal de paiement, ni de frais de mise en route, ni d’abonnement à payer tous les mois (de 10 à 40 euros actuellement). « Il suffit d’une minute à l’indépendant, l’artisan, l’association de quartier ou la TPE pour s’inscrire sur notre site Web et commencer à tout de suite encaisser des paiements par carte bancaire. Nous ne facturons qu’une commission de 2 % à 2,9 % du montant de la transaction », détaille le cofondateur de la start-up hébergée à lAccélérateur de Michel de Guilhermier.

→La BPCE (Banque Populaire – Caisse d’Epargne) lance son service S-money intégré à Twitter, permettant ainsi d’effectuer une transaction d’un seul tweet. Une innovation française, disponible seulement en France.  

Le groupe français Banque Populaire et Caisse d’Epargne indique lancer le premier paiement via Twitter au monde. Les utilisateurs qui disposent d’un porte-monnaie électronique au sein de la BPCE pourront effectuer des transactions entre particuliers et donc payer via Twitter. Un ami vous avance de l’argent ou règle la note de la soirée passée, vous souhaitez lui en rembourser une partie, rien de plus simple selon la BPCE, il suffit de lui envoyer votre règlement via Twitter plutôt que de lui donner des espèces ou lui faire un chèque. Actuellement, ce nouveau service n’est disponible que dans l’hexagone. Une solution rapide, gratuite simple et sécurisée proposée par la BPCE. Cette solution de paiement aura un concurrent, sur Facebook notamment avec la banque japonaise Rakuten Bank, qui propose depuis cet été un moyen de transfert d’argent similaire.

→TENDANCES MOYENS DE PAIEMENT

Nouveaux moyens de paiement : quelles tendances et innovations se préparent pour demain ?

Pas touche : le sans contact NFC

La première tendance se dessinant depuis le début des années 2000 est la démocratisation du paiement sans contact NFC (near-field communication). Utilisé exclusivement pour des petits montants (moins de 20€), cette méthode consiste à rapprocher sa carte ou Smartphone d’un terminal sans contact NFC pour effectuer la transaction. Cette dernière est immédiate et ne demande aucune confirmation.

Paiement en ligne sécurisé

Des solutions de paiement sur internet sécurisé ont fleuri ces trois dernières années avec des initiatives comme Kwixo (Crédit Agricole), Buyster ou encore Paylib (BNP Paribas, Société Générale et la Banque Postale) ou V.me (Visa) notamment. Elles permettent de sécuriser les achats en ligne en ne transmettant pas les données de la carte bancaire, celles-ci ayant été préalablement enregistrées par l’utilisateur au sein du service. Plus besoin de sortir la carte, en quelques clics, l’achat est payé.

La bourse (numérique) ou la vie

Avec la démocratisation des Smartphones, des applications innovantes comme Pingit apparaissent. Cette dernière permet de s’affranchir du laborieux relevé d’identité bancaire afin de faciliter les transferts d’argent entre particuliers et fonctionne également avec les petites entreprises.

Moyens de paiement biométriques : (Ne) Souriez (pas), vous avez payé

Le futur est là et l’entreprise finlandaise UNIQUL l’a bien compris en proposant le premier système de paiement par reconnaissance faciale : plus besoin de portefeuille, carte bancaire ou téléphone portable, votre visage suffit. Lunettes, jumeaux, masques, mauvaise luminosité…son créateur Aarne Pyulze affirme avoir pris en compte tous les enjeux liés à la technologie.

Une autre innovation de rupture soutenue par la banque Accord (groupe Auchan) et son partenaire Natural Security est le paiement par veine. Ce ne sont pas les empreintes digitales du client qui sont utilisées mais l’afflux sanguin de son doigt. La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a autorisé ce système, rassurée par l’absence de stockage des données ailleurs que sur la carte de l’acheteur. Sur le même principe Fujitsu développe le PulseWallet, combinant paiement par paume et portefeuille numérique.

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La « révolution » des modes de paiement. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

C’était au Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusion Jeudi 29/5/14 à 21h | Samedi 31/5/14 à 7h | Dimanche 1/6/14 à 15h

Au sommaire

TALK 1 : Nouveaux modes de paiement : la révolution est en marche

TALK 2 : Avis Vérifiés : pour des vrais avis rédigés par de vrais clients sur Internet

TALK 3 : Reportage chez Magiline, pisciniste et ses piscines connectées

TALK3 et 4 : Dossier sur la domotique et la maison intelligente avec notamment les nouveautés de Velux et la 1e ampoule LIFI (Internet par la lumière)

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission :

TALK 1 : La révolution des modes de paiement |  Avec Jean Yves Rossi, Pdt de Canton Consulting

CANTON Consulting accompagne des projets innovants dans les services de paiement : soit, côté offre, pour la création de nouvelles solutions et nouveaux acteurs, soit, côté demande, auprès de sociétés industrielles, commerciales ou de services ou d’organismes publics pour l’optimisation de leurs solutions de paiement ou la maîtrise des exigences de conformité. La formation complète naturellement cette offre de conseil. CANTON-Consulting édite la revue « NDP »- Nouvelles Dynamiques du Paiement ®- qui délivre aux professionnels, deux fois par mois, l’outil  de veille le plus complet sur les transformations engagées dans le monde du paiement. 

Réunissant des professionnels majoritairement issus du monde bancaire, des informaticiens, des juristes de haut-niveau et des spécialistes de marketing et CRM, CANTON Consulting propose des diagnostics, formations, analyses et préconisations d’optimisation par métier, mais aussi des programmes d’accompagnement, qui vont de la mise au point d’une démarche stratégique sur-mesure, jusqu’à la maîtrise d’œuvre de solutions dédiées.

La conférence PAIEMENT – INNOVATION – COMMERCE (PIC) a eu lieu le 15 mai

→QUELLES NOUVEAUTÉS ?

Le sans contact NFC

NFC-moyen-de-paiement-mobile-smartphoneLa première tendance se dessinant depuis le début des années 2000 est la démocratisation du paiement sans contact NFC (near-field communication). Utilisé exclusivement pour des petits montants (moins de 20€), cette méthode consiste à rapprocher sa carte ou Smartphone d’un terminal sans contact NFC pour effectuer la transaction. Cette dernière est immédiate et ne demande aucune confirmation. Des cartes compatibles sont aujourd’hui proposées par la majorité des établissements bancaires. Ce n’est cependant pas aussi simple côté terminal mobile : si les portables Android embarquent pour la plupart des puces NFC, du côté de la marque à la pomme rien n’est prévu. Les utilisateurs d’Iphone devront se doter d’un équipement annexe : comme par exemple une coque spéciale et donc chère (de 50 à 150 euros), ou encore des stickers compatibles NFC afin de profiter du service de paiement sans contact par mobile. Quand on sait la part importante des mobiles Apple sur le marché français, on peut ainsi être sceptique sur les opportunités de démocratisation de cette technologie.

Paiement en ligne sécurisé

Des solutions de paiement sur internet sécurisé ont fleuri ces trois dernières années avec des initiatives comme Kwixo (Crédit Agricole), Buyster ou encore Paylib (BNP Paribas, Société Générale et la Banque Postale) ou V.me (Visa) notamment. Elles permettent de sécuriser les achats en ligne en ne transmettant pas les données de la carte bancaire, celles-ci ayant été préalablement enregistrées par l’utilisateur au sein du service. Plus besoin de sortir la carte, en quelques clics, l’achat est payé. Alternative à l’américain Paypal, Paylib peut rassurer certains clients réticents car le service est directement géré par des banques et les opérations apparaîtront dans le relevé de compte au même titre qu’un virement classique. Les commerçants partenaires sont pour le moment limités mais des grands noms intègrent petit à petit les protocoles à leurs sites comme voyages-sncf.com ou encore vente-privée.com. Pour s’élever au rang de standard du paiement en ligne, Paylib devra jouer la carte de la vocation multi-bancaire afin de faire adopter ce système par d’autres banques.

Moyens de paiement biométriques : (Ne) Souriez (pas), vous avez payé

Le futur est là et l’entreprise finlandaise UNIQUL l’a bien compris en proposant le premier système de paiement par reconnaissance faciale : plus besoin de portefeuille, carte bancaire ou téléphone portable, votre visage suffit. Lunettes, jumeaux, masques, mauvaise luminosité…son créateur Aarne Pyulze affirme avoir pris en compte tous les enjeux liés à la technologie. Une autre innovation de rupture soutenue par la banque Accord (groupe Auchan) et son partenaire Natural Security est le paiement par veine. Ce ne sont pas les empreintes digitales du client qui sont utilisées mais l’afflux sanguin de son doigt. La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a autorisé ce système, rassurée par l’absence de stockage des données ailleurs que sur la carte de l’acheteur. Sur le même principe Fujitsu développe le PulseWallet, combinant paiement par paume et portefeuille numérique.

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Services mobiles d’encaissement : vous prenez la carte ?

Gérer sa TPE (très petite entreprise) à partir d’un Ipad, Iphone ou d’un terminal Android ? C’est le défi que s’est imposé Jack Dorsey le créateur de Twitter. Il a ainsi créé Square, une plateforme permettant aux petits commerces d’accepter les cartes de crédits. Pour le moment uniquement disponible aux États-Unis, Canada et Japon, Square se matérialise par un lecteur de cartes à brancher sur la prise jack du terminal récepteur et une application mobile permettant de gérer les transactions. La carte est lue, un montant est entré, une signature est demandée et la transaction est effectuée. Même si Square est de loin le plus connu avec ses 15 milliards de dollars de transactions et la notoriété de son créateur, il n’est pas le seul le seul acteur sur ce marché : Monem Mobile, Smart TPE, Dilizi en France ou Payleven en Europe par exemple.

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Tous ces nouveaux moyens de paiement posent cependant la question du respect de la vie privée et de la sécurité. Des problématiques sur lesquelles se penche avec attention la CNIL, particulièrement sur les solutions de paiement biométriques. Frilosité du public, effets de bords flous, il est encore trop tôt pour savoir si les technologies présentées ici seront rapidement exploitées en masse ou si le billet de cinq euros a encore de très beaux jours devant lui…

Plus d’infos ICI


→POUR EN SAVOIR PLUS

Les tendances en matière de paiement :

Paiement peer-to-peer par portefeuille mobile

Les méthodes de paiement alternatives ont besoin d’une masse critique d’utilisateurs pour être viables. Le moment semble opportun pour les approches mobiles. Ainsi les porte-monnaie mobiles accèdent au marché des services de paiement. Le paiement peer-to-peer, c’est-à-dire les solutions d’envoi électronique direct de sommes d’argent à d’autres personnes, est de plus en plus souvent intégré. En 2014, de nouvelles start-up proposant des applications correspondantes vont apparaître sur le marché et offrir leurs solutions aux fournisseurs de services de paiement. Pour tous, la difficulté majeure est de garantir la sécurité des données des acheteurs: les transactions effectuées via un téléphone portable doivent aussi remplir le standard de sécurité PCI-DSS.

Micropaiement

Les micropaiements ne sont pas encore particulièrement intéressants pour le commerce en ligne: les coûts d’une seule transaction de paiement peuvent être disproportionnés par rapport à la valeur de la marchandise. Jusqu’ici, aucune solution ne s’est encore imposée. Des opérateurs de téléphonie mobile aux offres telles que Click & Buy et Paypal ou d’autres solutions à l’échelle nationale, toute une série de nouvelles options se dessinent en matière de micropaiement, du moins pour le commerce en ligne. Pour les commerçants, elles sont synonymes d’avantage concurrentiel grâce à une amélioration de leur image et de hausse des ventes grâce aux achats spontanés.

Authentification biométrique

Apple et Mastercard misent depuis cette année sur les données biométriques pour authentifier les services de paiement. Le prestataire de services de paiement en ligne Paypal teste actuellement une variante novatrice dans le domaine du paiement sans numéraire, à savoir le paiement par reconnaissance faciale. En 2014, de nouvelles offres de ce type verront le jour, de même que de nouveaux prestataires qui les développeront pour le marché de masse.

Monnaie Virtuelle : Bitcoin 

Bitcoin est un système de transfert et de vérification de propriété basé sur un réseau décentralisé de pair à pair sans aucune autorité centrale. L’application initiale du réseau Bitcoin est un système paiement électronique dont le bitcoin est l’unité de compte. Bitcoin fonctionne avec un logiciel et un protocole qui permet aux utilisateurs d’émettre des bitcoins et de gérer les transactions de façon collective et automatique. En tant que protocole libre (code source ouvert), il permet également une inter-compatibilité des logiciels et services qui l’utilisent. En tant que monnaie Bitcoin est à la fois un intermédiaire de paiement et une réserve de valeur. 

→QUI ACCEPTE LES BITCOINS ?

Oui. Il y a un nombre croissant d’entreprises et d’individus qui se servent de Bitcoin. Cela inclut des entreprises sur rue et des points de vente tels que des restaurants, des appartements, des cabinets d’avocats et des services en ligne populaires tels que Namecheap, WordPress, Reddit et Flattr. Bien que Bitcoin reste un phénomène relativement nouveau, il témoigne d’une croissance rapide. À la fin du mois d’août 2013, la valeur de tous les bitcoins en circulation a dépassé 1,5 milliard $ US avec des millions de dollars échangés quotidiennement en bitcoins. (Source : bitcoin.org)

Voir la liste ici

→COMBIEN VAUT UN BITCOIN ?

Il y a une bourse qui définit quotidiennement le prix en euros d’un Bitcoin. Le 27 mai 2014, sa valeur était de 422,00 euros pour un bitcoin. Attention le Bitcoin a atteint les 600 euros ! Attention la monnaie est très volatile.

→COMMENT PAYER EN BITCOINS ? 

Effectuer des paiements avec Bitcoin est plus facile que de faire des achats à l’aide d’une carte de débit ou de crédit, et les paiements peuvent être reçus sans avoir de compte commercial. Les paiements s’effectuent à l’aide d’un logiciel portefeuille, soit sur votre ordinateur ou sur votre téléphone portable, en entrant l’adresse du destinataire, le montant à payer et en appuyant sur envoyer. Pour faciliter la saisie de l’adresse du destinataire, plusieurs portefeuilles peuvent obtenir l’adresse en scannant un code QR ou en approchant deux téléphones dotés de la technologie NFC.

Il existe aussi des applications comme Paymium

Paymium répond à deux besoins : comment acheter et vendre des Bitcoins ? Et comment accepter un paiement en Bitcoin et le convertir immédiatement en Euro ?

Nous apportons une solution simple et sécurisée pour l’achat et la vente de Bitcoin à travers la seule place de marché européenne travaillant en partenariat avec un établissement de paiement agréé. (source frenchWeb)

→ATTENTION : BITCOIN OU PAS, FAUT DÉCLARER SES REVENUS AU FISC

Bitcoin n’est pas une devise officielle. Ceci étant dit, la plupart des juridictions exigent que vous payiez des impôts sur le revenu, les ventes, les salaires et les gains en capital sur tout ce qui a de la valeur, incluant les bitcoins. Il est de votre responsabilité de vous assurer de respecter les impôts, les mandats légaux et les réglementations émises par votre gouvernement et / ou vos municipalités locales.

→BITCOIN : UNE MONNAIE D’AVENIR ?

Jeudi 5 novembre 2013, la banque de France s’est fendue d’une note avertissant les utilisateurs des dangers du Bitcoin, qui représente un « risque spéculatif certain ». Et elle n’est pas la seule. Partout dans le monde, autorités financières, banques centrales et gouvernements ont tenu à exprimer leurs craintes face à la monnaie virtuelle, à l’image de l’autorité bancaire européenne et de la banque centrale de Chine par exemple. Les défauts et risques intrinsèques au Bitcoin en font une monnaie à risque. En savoir plus ICI

→POUR EN SAVOIR PLUS ? LA MAISON DU BITCOIN À PARIS 

Située au 35 rue du Caire à Paris, La maison du Bitcoin est un espace de 220m2 dédié au Bitcoin créé par et pour les entrepreneurs passionnés des cryptomonnaies. En savoir plus ICI