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Les tendances du marché jeux/jouets en pleine croissance en France. C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

Dans le prochain Business Club de France : 
Samedi 16/12/17 à 7h – Dimanche 17/12/17 à 15h

⇒ Uniquement sur BFM Business Radio 

EMISSION SPÉCIALE : MARCHÉ ET TENDANCES DES JEUX ET JOUETS 

 

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(Ré)écouter et télécharger cette émission:

NOS INVITÉS:

  • MICHEL MOGGIO, directeur général de la FJP – Fédération française des industries Jouet – Puériculture
  • BIOVIVA, avec Jean-Thierry Winstel, fondateur
  • MAKO MOULAGES, avec Agnès Beuchet, présidente
  • SPLASH TOYS avec Najib Fayad, vice-président exécutif
LE MARCHÉ DU JOUET EN FRANCE

MARCHÉ GLOBAL: 3,43 milliards € en 2016, en hausse de 2% cette année (alors que l’augmentation n’a été que de 0,8% entre 2015 et 2016)

  • Exportations: 677,8 millions €
  • Nombre de jouets vendus: 226 millions
  • Dépenses annuelles par enfant: 248€
  • Prix moyen par jouet: 15€
  • Licences: 21% de parts de marché
  • 785 000 naissances en France en 2016

LE MARCHÉ DES JEUX/JOUETS POUR NOËL 2017

  • Les ventes de jeux et jouets à Noël représentent 1,2 milliards € en France
  • En moyenne, c’est 121€ par enfant dépensés, soit 6 cadeaux (source NPD)

Une tendance importante à souligner pour ce Noël – la part croissante des achats en ligne sur le marché du jouet. Le chiffre d’affaires réalisé en ligne a plus que doublé depuis 2012 et représente aujourd’hui 26% des ventes. 1 Français sur 4 fera ses achats en ligne. Les sources achat sont multiples : « pure players », sites e-commerce des magasins de jouets traditionnels ou des hypermarchés. Grâce au online l’expérience shopping est plus confortable et flexible  et le démarrage des achats Noël se fait de plus en plus tardivement.

Et la liste dans tout ça ?

Alors que le secrétariat pour les lettres au Père-Noël vient d’ouvrir, les chiffres NPD montrent que les Français sont plutôt moins disciplinés que leurs voisins quand il s’agit de suivre la liste établie par leurs chers et tendres. Un peu plus de la moitié des dépenses de jouets à Noël en France proviennent d’une demande directe des enfants âgés de 3 ans ou plus, alors que ce pourcentage est de 83% en Allemagne et de 73% en Espagne.

LES TENDANCES NOËL 2017

Collections, Mangas & Co

2017 a été marquée par le retour de la mode des jouets à collectionner qui ont concentré plus de 11% des ventes en volumes (1 jouet sur 9) depuis le début de l’année. Ces jouets à petits prix  – mini univers, figurines, toupies ou encore cartes stratégiques – ont la cote. Les catégories des jeux d’action masculins (Beyblade, Power Rangers) et des poupées (Sylvanian Families, Hatchimals, L.O.L., Enchantimals) sont d’ailleurs en hausse (+9%) à fin octobre poussées par ces formats à collectionner.

Le grand retour des toupies Beyblade, numéro 1 des ventes de jouets en France depuis le lancement de leur nouvelle édition Burst en septembre, s’inscrit dans cet engouement. « Le phénomène des collections est particulièrement intéressant cette année » continue Frédérique Tutt, « il illustre une double tendance : l’attractivité des formats petits prix à collectionner d’une part, et l’influence des séries japonaises type manga d’autre part. » Cette japonisation du secteur a été particulièrement perceptible sur les 12 derniers mois avec outre les toupies, des produits comme les cartes Pokémon, les médailles Yo-Kai Watch ou les figurines Power Rangers. Les thèmes ‘Manga’ affichent ainsi une croissance de près de 28% depuis le début 2017.

Les jeux de société : une exception française qui se porte bien

A l’heure du numérique, les jeux de société et les valeurs traditionnelles de convivialité et du « jouer ensemble » persistent. La France est le plus gros marché d’Europe pour les jeux de société et la catégorie va sans aucun doute passer la barre des 400 millions d’euros cette année avec une croissance de 7% à fin octobre (hors cartes stratégiques) qui devrait se confirmer à Noël. La nouveauté 2017 tient dans le concept des « Escape games » inspirés des salles de jeux grandeur nature où le temps est compté pour résoudre une série d’énigmes et s’échapper. « Unlock » « Escape Game » ou « Mission Escape » déclinent l’univers des Escape Rooms sous un format de jeux de plateau ou jeux d’actions adaptés pour les enfants. 

BIOVIVA, avec Jean-Thierry Winstel
  • Activité: production de jeux de société 100% made in France
  • Date de création: 1996
  • Lieu: Montpellier (34)
  • CA: 3,4 soit +40%
  • Effectif:20
  • Jeux au catalogue : près de 80 / + de 120 depuis 1996
  • 900 000 jeux produits en 2017
  • Ventes annuelles : 700 000 jeux en 2017  /  + 4 500 000 jeux vendus depuis 1996 
  • 10 1er prix sur 10 concours en moins d’un an
  • 10 emplois créés en 2 ans (6 chez Bioviva et 4 chez le partenaire imprimeur)
  • 100 % de nos jeux sont fabriqués en France
  • Lauréat 2016 des Trophées PME Bougeons-Nous de RMC

L’ACTIVITÉ DE BIOVIVA

bioviva for lifeBioviva conçoit, produit et commercialise, depuis 1996, des jeux de société. Convaincus que l’écologie n’est pas une tendance à suivre mais bien une façon d’envisager la vie dans toute sa diversité, l’entreprise depuis toujours à ce que ses activités impactent le moins possible l’environnement. Les jeux sont fabriqués en France à 100 %, dans la Drôme. Bioviva est  la seule entreprise du secteur des jeux/jouets dont tous les produits sont labellisés Origine France Garantie et éco-conçus.

« C’est en soutenant les entreprises françaises que nous contribuons au maintien des emplois et des savoir-faire locaux. Et c’est en choisissant des fournisseurs et des producteurs locaux que nous minimisons les transports de matières, en partie responsables des émissions de gaz à effet de serre. Encourager et faciliter la découverte et le respect de l’homme et de la nature à travers les jeux Bioviva ne peut donc être cohérent que si l’on consomme et produit localement. Ces choix limitent en effet nos marges et nos bénéfices, mais l’avenir de notre planète et de nos enfants est un enjeu qui n’a pas de prix à nos yeux » – Chloé Brach, responsable qualité environnement.

L’HISTOIRE DE BIOVIVA

Bioviva Editions, une petite entreprise montpelliéraine, est née en 1996. A l’origine, ses deux fondateurs, qui se sont connus sur les bancs de la fac de biologie, souhaitaient trouver un moyen nouveau et distrayant de faire découvrir la nature, de donner envie de la protéger. Et un des plus sûrs moyens de se distraire, c’est de jouer.

Le jeu Bioviva, la première « tentative » de l’entreprise, a été primé à de nombreuses reprises. Aujourd’hui, le catalogue de Bioviva Editions comporte des jeux de plateau, de cartes ou de dextérité,  éco-conçus à Montpellier puis fabriqués dans la Drôme, qui véhiculent aussi des valeurs de partage et d’entre-aide. Pas grand-chose à voir avec le Monopoly…

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LES ACTUALITÉS 

  • ÉVÉNEMENT: La campagne Bioviva for Life: l’entreprise fait don, avec des associations caritatives, d’1 million de jeux aux enfants réfugiés du monde entier, dont 100 000 avant Noël !
  • Bioviva s’attaque au marché chinois en y vendant ses jeux fabriqués en France, soit exactement la tendance inverse de ce qui se pratique habituellement, mais impossible n’est pas Français !
  • Bioviva a signé un contrat mondial exclusif pour l’adaptation d’un jeu développé par un chercheur du CIRAD  (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) en vue de le proposer en version grand public pour 2018. 
MAKO MOULAGES avec Agnès Beuchet
  • Activité: fabrication de kits de moulages pour enfants
  • Date de création: 2014 (date 1ère création: 1963)
  • Siège social: Boulogne Billancourt (92)

L’HISTOIRE DE MAKO MOULAGES

La société Mako est à la fois jeune, et néanmoins porteuse d’une mémoire collective. Celle de plusieurs générations d’enfants (aujourd’hui adultes) qui ont connu Mako lorsqu’ils étaient petits, soit 80 % des plus de 30 ans. Créée dans les années 1963 par Roland Schwartz, la marque a disparu progressivement au début des années 90 (alors qu’elle avait été rachetée par Nathan puis Ravensburger).

Agnès Beuchet vient de Nantes, elle est maman de 3 enfants: « J’avais envie d’entreprendre depuis un moment. Je ne m’amusais plus dans mon travail. Il me manquait l’idée. »

LA PUBLICITÉ DES ANNÉES 80

L’ACTUALITÉ DE MAKO MOULAGES

Cette année, Mako présente sa collaboration avec les musées nationaux. Jeter une passerelle entre la grande Histoire et l’Art en majuscule et Mako moulages, spécialiste de l’art mineur en petits doigts (et madeleine de Proust historique pour 3 générations). Naissent 18 mois plus tard de cette merveilleuse rencontre, 2 éditions spéciales pour les petits et les grands !

  • L’ours de Pompon à mouler et à peindre que l’on retrouve au format géant au Musée de Dijon !
  • L’hippopotame bleu d’Egypte, à peindre et à peaufiner au crayon noir. Le Musée du Louvre à la maison !
mako moulages ours
SPLASH TOYS avec Najib Fayad
  • Activité:  producteur et distributeur de jouets
  • Date de création: 2007
  • CA: triplement de son chiffre d’affaires sur les trois dernières années et plus de 30% de croissance pour l’année: 80 millions de CA en 2017
  • Effectif: 30 en France / 10 en Asie / 10 en Allemagne et Benelux
  • L’entreprise fête ses 10 ans
  • Présent dans plus de 50 pays
  • Les ventes à l’international représentent 40%
  • 70% du CA en Europe
  • Double casquette: à la fois producteur et distributeur
  • 950 000 pièces fabriquées dans ses propres ateliers de développement???????
  • Ses succès:
    • Robo Fish (3,5 millions de produits vendus – Coup de cœur du Jury Grand Prix du Jouet 2013) – Un poisson-robot qui reproduit tous les mouvements d’un vrai poisson dans un bocal
    • Bomb-A-O (2,2 millions de pièces vendues – Toy Awards de Nuremberg) – Le principe tout simple de la bombe à eau, avec des ballons plus résistans et qui se ferment automatiquement quand ils sont pleins

Grand Prix du Jouet 2017 dans la catégorie jeux d’actions pour Tacam’Gober 

EN VEDETTE CETTE ANNÉE: LE SLIME! Mais qu’est-ce-que ça peut bien être?? C’est une sorte de pâte visqueuse colorée. Ca sert à quoi? Il paraît que quand on la malaxe elle a un effet anti-stress. En tout cas, les enfants en raffolent!! « Comment faire du slime » est d’ailleurs la 1ère recherche de 2017 sur Google! 

 

L’ACTUALITÉ DE SPLASH TOYS

Ouverture de bureaux à Hong Kong pour renforcer son développement en Asie et Océanie.

L’OBJECTIF DE SPLASH TOYS: devenir le leader mondial du jouet d’action

QUELLES SONT LES RECETTES POUR UN BEST SELLER

« Quand votre cœur de marché est composé d’enfants, il n’y a pas vraiment de recette magique, c’est plus une question de feelingBien sûr, il s’agit de mettre toutes les chances de son côté en proposant un jouet au bon prix, distribué par un large réseau, et avec une communication claire et soutenu en TV comme sur le digital. Mais ceci n’est que la partie émergé de l’iceberg, car tout se joue bien plus en amont, lors du développement produit. Il faut savoir à la fois anticiper les nouvelles tendances et dénicher les nouvelles technologies, tout en allant puiser dans des concepts et des thèmes vieux comme le monde afin de créer des jouets qui parlent aux enfants et surtout, qui leur racontent une histoire. La clé du succès réside donc avant tout dans le produit et l’univers développé tout autour, car le jouet possède un fort potentiel affectif ».

tir pigeon splash toys
Le Pigeon Shoot, jeu de tir, best-seller chez Splashtoys

LE PROCESSUS DE LA VIE D’UN JOUET

  • Brainstorming collectif dont le but est de porter à maturité un concept fort
  • Premières recherches techniques et visuels pour le design produit
  • Présentation de différentes options à notre bureau d’étude pour l’ingénierie
  • Réalisation du premiers prototype
  • Ajustements visuels et techniques du prototype
  • Présentation-Évaluations auprès de différents salons pro et grand public du jouet nationaux-internationaux
  • Derniers ajustements suite au retour des salons
  • Réalisation du produit final
  • Conception et création du packaging et de toute la partie communication national et international
  • Expédition du produit dans son emballage aux assistants du père Noël pour toute la partie distribution
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L’avenir du e-commerce, chiffres clés, tendances… C’était au Business Club (podcast)

Publié le Mis à jour le

C’était dans le Business Club de France sur BFM Business Radio

Diffusion jeudi 13/3/14 à 21h | samedi 15/3/14 à 7h | dimanche 16/3/14 à 15h

Au sommaire :

TALK 1 : KOLIBREE lance la première brosse à dents connectée

TALK 2 : LIBERTY & CO : les cadeaux d’affaires sont bons pour le business

NOUVEAU TALK 3 et TALK 4 : Reportage dans les locaux de BazarChic suivi d’un débat sur l’avenir du e-commerce

Pour écouter, réécouter ou télécharger l’émission:
TALK 3 et 4  : DOSSIER E-COMMERCE avec Patrick Robin (Pdt de 24H – Boosket) et François Momboisse (Pdt de la FEVAD)

Nouveau dans le Business Club de France. Désormais, nous vous proposerons un reportage dans une entreprise, chaque semaine. L’occasion d’ouvrir, ensuite, un dossier ayant un lien avec l’activité de l’entreprise. Cette semaine, nous sommes allés « visiter » BazarChic.com. Vous pourrez prochainement écouter ce reportage dans sa version radio et TV. 

Avec nos invités, nous analysons l’évolution du e-commerce et les nouvelles tendances et technologies. Nous abordons aussi avec nos invités les nouveaux comportements des consommateurs.

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E-ecommerce : La France 3è en Europe 

Source FrenchWeb

Ce sont les Anglais qui achètent le plus sur internet, avec 42 milliards d’euros dépensés en 2013.

Selon une étude réalisée par RetailMeNot, les Français sont les troisièmes plus gros consommateurs européens en ligne derrière les Allemands et les Anglais. RetailMeNot estime qu’en 2014, les cyberacheteurs français devraient dépenser chacun 908 euros contre 1267 euros au Royaume-Uni.

La Grande-Bretagne reste le champion de l’e-commerce en Europe. 67% de la population britannique a acheté en ligne en 2013. Les ventes outre-Manche devraient générer au total 53 milliards d’euros en 2014, soit une croissance de 15,8% par rapport à 2013. L’Allemagne talonne la Grande-Bretagne avec 42 milliards d’euros (+22%) et la France ensuite (31 milliards d’euros, +17%).

Su l’Europe reste un peu en retrait sur les achats en ligne (46% de e-shoppers en Europe contre 57% aux USA), l’e-commerce européen croît plus rapidement qu’aux Etats-Unis. Les dépenses restent néanmoins inférieures. Le poids du marché américain est aujourd’hui 49% plus élevé (196 milliards d’euros aux Etats-Unis dépensés en 2013 contre 132 milliards d’euros en Europe).

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L’étude prévoit une hausse des ventes en ligne. En 2014, la croissance des ventes en ligne sera 11,9 fois plus élevée sur la moyenne européenne que la croissance des ventes dans le commerce traditionnel. En France, le rythme de croissance de la vente en ligne sera même 17,3 fois plus fort, prévient RetailMeNot.

Modes de paiement en ligne :  Les e-shoppers au Royaume-Uni, en France et aux Etats-Unis privilégient la carte de crédit, alors que les Espagnols et les Italiens préfèrent la carte prépayée, tandis qu’en Allemagne, c’est le virement bancaire qui est la pratique la plus courante pour régler ses achats en ligne.

Technologies 

Le principal support d’achat sur Internet reste l’ordinateur, 87% des internautes utiliseront l’ordinateur pour leurs achats online.  On observe cependant une baisse de 5 points. A l’inverse, l’utilisation de la  tablette gagne du terrain (19% des internautes prévoient de faire leurs achats online via leur tablette en 2014 contre 12% en 2013).L’achat via le mobile/Smartphone enregistre une hausse dans une moindre mesure avec +3 points  (15% vs 12% en 2013).  On note une utilisation plus marquée de ce support d’achat auprès des habitants de la région parisienne (24%).

Parmi les produits qui seront le plus commandés via smartphone, figurent en tête les vêtements/chaussures qui enregistrent une progression très significative de 22 points. En effet, la proportion d’internautes déclarant vouloir acheter ce type de produits a doublé en un an (38% en 2014 vs 16% en 2013). Arrivent ensuite les billets train/avion : 28% (+4%), les billets de spectacle : 24%, les biens culturels physiques : 18% et les parfums/cosmétiques : 18% (en hausse de 8 points).

Tendances : 

Internet voit émerger de nouvelles tendances de consommation. En 2013, 10% des internautes ont opté pour le co-voiturage et 6% pour les achats groupés aux producteurs. En 2014, la consommation collaborative va prendre de l’ampleur : 38% des internautes envisagent d’avoir recours à ce mode de consommation en 2014, +19 points par rapport à 2013*. Les jeunes en seront les plus adeptes (51% des 18-24 ans).

Dans le détail, près d’1 sur 4 déclare vouloir effectuer des achats groupés directement aux producteurs (+18 points) et 15% pensent utiliser le co-voiturage en 2014 (+5 points). Arrivent ensuite les locations d’objets entre particuliers (10%, + 7points), le couchsurfing (9%, +6 points) et la location de véhicule entre particuliers (7%, +4 points).

L’avenir

Selon une étude Etude Oxatis – KPMG : Confirmant sa forte croissance en 2013, le secteur du e-commerce, a cru cette année huit  fois plus vite que le commerce traditionnel. Avec une progression de 13,5% en France (+1.8% pour le commerce traditionnel), la tendance française confirme la tendance américaine (+13% sur le marché du e-commerce contre +2.5% pour le commerce traditionnel). Facteur important, ce marché est de plus en plus fortement tiré par les TPE/ PME.

→Pour info :  il y a en France, environs 120 000 sites marchands actifs et cela a créé plus de 75 000 emplois directs. 

Internet a fêté mercredi ses 25 ans ! Sans Internet, pas de e-commerce ! 

Alors qu’il travaillait dans un laboratoire du Cern, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire située en Suisse, le Britannique Tim Berners-Lee a conçu un moyen pour que des scientifiques et des universitaires puissent partager des informations. Il l’a formalisé dans un article le 12 mars 1989, considéré comme l’acte de naissance du World Wide Web.

Dans ce texte, Tim Berners-Lee ne parlait pas encore du World Wide Web mais d’Information Mesh. Il y décrivait un schéma d’architecture client/serveur supportant un ensemble de contenus distribués associés par des liens hypertextes. Avec l’aide d’un ingénieur du centre, Robert Cailliau, il développa un premier navigateur à destination des laboratoires du centre, avec pour objectif de concrétiser sa solution de partage d’informations.

 Il y avait une énorme dose d’orgueil dans le projet au départ », raconte à l’AFP Marc Weber, créateur et conservateur du programme sur l’histoire de l’Internet au Musée d’histoire informatique de Mountain View en Californie. « Tim Berners-Lee a sorti de nulle part, sans qu’on lui ait rien demandé, tout ce système de gestion de documents » et au départ ses collègues l’ont « complètement ignoré ». Le scientifique va finalement convaincre le Cern d’adopter le système après avoir démontré son utilité en compilant un annuaire du laboratoire dans un index en ligne.

Si cette technologie a été inventée en 1989, ce n’est que le 30 janvier 1993 que le Cern publie une déclaration autorisant son utilisation gratuite. Et le 30 avril suivant, le Web devenait totalement libre d’accès. « C’est une des plus grandes dates dans l’histoire du Web », expliquait l’an dernier à l’AFP, le responsable du Web au Cern, Dan Noyes.

Vingt-cinq ans après sa création, près de 2,5 milliards d’êtres humains se rendent tous les jours sur la Toile. Ce chiffre semble important, pourtant il ne représente qu’un peu plus d’un tiers de la population de la planète.  Article complet sur BFMTV

P robinPatrick Robin veut « rallumer » Paris. 

Patrick Robin a signé avec d’autres entrepreneurs Parisiens, une tribune pour « rallumer » Paris qui a été publiée sur HuffingtonPost

Extraits : Nous, habitants de Paris, entrepreneurs de toutes sensibilités politiques, amoureux de cette ville qui nous a tant donné, prenons aujourd’hui la parole pour lancer un cri d’alarme et pour demander aux candidates et aux candidats à la prochaine élection municipale de s’engager à réaliser un bilan indépendant, exhaustif et comparatif de la Capitale et à redonner, sur la base de celui-ci, un nouvel élan avec de réelles et fortes ambitions à notre ville.

Pendant des siècles, la lumière de Paris a éclairé le monde plus que n’importe quelle autre ville.

[…]

Près de cent cinquante ans plus tard, rappeler cela relève du cliché et sans avoir l’imprudence d’affirmer, alors que les derniers indicateurs n’ont pas encore été publiés, queParis a été dépassé, tout le monde s’accorde à dire que Paris a été rattrapé.

[…]

Aujourd’hui, bien que pour paraphraser Maurice Chevalier « Paris sera toujours Paris », Paris attire moins, Paris rayonne moins, Paris enchante moins, Paris inspire moins.

Car Paris doit avant toute chose être au service des talents de ses habitants, jeunes et moins jeunes et de ses nombreux visiteurs. Paris doit s’attacher à lever toutes ses entraves et redevenir un Paris « qui marche » où circulation, propreté et sécurité redeviennent juste « normaux ».

Nous faisons le rêve d’une circulation « normale ». L’impact des embouteillages coûterait à la Capitale la bagatelle de 40% des 5,5 milliards d’euros qui partent en fumée chaque année en France. Un chiffre colossal. […] Il est paradoxal de vouloir restreindre la circulation de façon parfois drastique (par exemple avec la fermeture des voies sur berge) et refuser simultanément de limiter le nombre de véhicules autorisés à circuler dans Paris. Quand le RER B est qualifié « d’arme de destruction massive du tourisme francilien », il est légitime de vouloir demander des comptes. A quand des transports en commun fiables, circulant à des horaires réguliers et avec des capacités adaptées aux horaires? A quand une ville avec des taxis et véhicules de tourisme (VTC) en nombre équivalents à ceux des autres capitales, la pénurie de ceux-ci à Paris étant devenue patente? Embouteillages quotidiens, RER régulièrement perturbés, taxis souvent indisponibles: nous vivons dans un dogme anti-circulation, anti-économique, quasi sadique.

Nous faisons le rêve d’une propreté « normale ». Une ville qui fait respecter ses espaces communs et ses codes et qui donne envie à ses habitants et ses commerçants d’y contribuer également. Une ville où chacune des incivilités qui pénalisent la vie quotidienne de milliers d’autres citoyens (tags, ordures laissées à même le sol, déjections canines mais aussi 2 roues et vélos circulant sur les trottoirs) est aussi vigoureusement et rapidement réprimandée que les dépassements d’horaire de stationnement.
Nous faisons le rêve d’une sécurité « normale ». Une ville qui veille sur ses habitants et ses visiteurs.

[…] 

Nous faisons le rêve d’une ville électrique grâce à une politique intelligente et incitative de partenariats publics/privés aussi bien pour les transports en commun, camions, taxis, véhicules individuels que pour les 2 roues électriques. La bascule organisée et progressive vers un tout électrique permettra à terme la couverture du périphérique, rendra l’air meilleur et les décibels plus bas.

[…]

Nous faisons le rêve d’une ville digitale où Paris informe, écoute, dialogue et facilite les échanges avec et entre ses habitants et ses visiteurs. A quand des outils mobiles permettant à chacun de signaler un problème, de poser une question, de proposer un service et de devenir ainsi un acteur de sa ville comme cela est fait avec succès à Chicago avec le service « open-311 »? Paris a besoin de la transparence, de l’innovation et de la réactivité que les technologies digitales apportent déjà à tous les secteurs de l’économie française.

Nous faisons le rêve d’une ville ouverte qui se remette au niveau de ses concurrentes européennes, avec des commerces ouverts en soirée et le dimanche ainsi qu’un accès au métro et aux aéroports dans des horaires étendus. La vitrine de ce nouveau Paris ouvert devant être l’avenue des Champs Elysées.

Nous faisons le rêve d’une ville accueillante avec le rattrapage du retard pris sur la capacité hôtelière. En 2013 Paris n’a quasiment par augmenté son nombre de chambres à la différence là aussi d’autres grandes capitales, restant ainsi une des villes les plus chères d’Europe. En attendant que cette capacité hôtelière s’ajuste à quand la mise en place d’une réglementation innovante et intelligente permettant les hébergements alternatifs?

A Paris, soyons innovants, soyons accueillants, soyons ouverts, soyons réactifs, soyons électriques, soyons propres, soyons sûrs, soyons économes, soyons libres !

En 2014 Rallumons Paris !